La carretera austral (du 19 décembre au 02 janvier)

On a un peu accumulé le retard sur le blog, mais il vaut mieux tard que jamais. Nous quittons l’île de Chiloe, pour emprunter la fameuse « carretera austral ». C’est une route dont la construction a été entreprise au milieu  des années 70 par le dictateur Pinochet. Son but est de rallier le sud du Chili à travers un terrain très accidenté, composé de fjords. 10 000 soldats y auront travaillé pendant de nombreuses années. Même si les travaux se poursuivent pour l’asphalter et relier différents villages, elle ne permet toujours pas de rejoindre le sud du Chili sans prendre le bateau ou sans passer par l’Argentine.

De Chiloe on arrive jusqu’à Hornopirén après une bonne journée bien remplie, mais sans pluie. Le ciel était pourtant menaçant.

j1

Je me suis dit qu’il ne valait mieux pas le suivre de trop près celui là.

j2

Hornopirén met déjà dans l’ambiance de « terre du bout du monde » avec son fjord et ces montagnes à pic où certains sommets sont un peu blancs.

k3k4

Fait étrange, les mouettes se posent délibérément les unes après les autres dans le courant de la rivière pour se faire une petite descente à grande vitesse et recommencer.

k5

La météo montre rapidement son vrai visage. La pluie froide nous bloque toute la journée suivante. Le soir, il fait si froid que les propriétaires du terrain de camping nous invitent dans la soirée à passer un moment chez eux. Le « terrain de camping » c’est beaucoup dire. C’est la parcelle derrière leur maison, où ils reçoivent des campeurs durant janvier et février. Pour le moment on était tout seul.

k6

Après la pluie vient une courte accalmie, oui le beau temps c’est trop demander. Ce qui nous permet de prendre un ferry à travers un joli fjord et de poursuivre notre route.

k7k8k9

La piste est bien plaisante. Il faut dire qu’ils l’entretiennent régulièrement.

La nature est vraiment imposante avec une végétation débordante, coincée dans un couloir surplombée par des montagnes sombres.

k12

La star de la forêt c’est l’Alerce, un arbre au tronc rectiligne et imposant avec un branchage éparse et tortueux. Ces arbres peuvent compter plusieurs milliers d’années, surtout dans cette réserve encore inatteignable il y peu de temps.

k13

k14

k15k16

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

k24

k25k26

Un ciel qui n’aide pas beaucoup pour prendre des photos…

k28k29

Le volcan Chaiten, tout proche, s’est réveillé en 2008 et les traces vont se voir un bon moment.

k30k31

Nous continuons notre exploration du parc Pumalin avec sa partie sud, où l’on se retrouve en face d’un glacier à environ 600 ou 800 m d’altitude.

k32

k33

L’éruption du volcan avait provoqué une brusque érosion des montagnes qui a créé cette coulée de terre géante dans le lit du glacier.

k35k36

Notre camping est un vrai plaisir. Bien que non alimenté en eau chaude et en électricité, il est beau, sans chiens, organisé avec goût et gratuit! Merci au fondateur privé de ce parc.

k37

De plus, il y a des abris où il est judicieux de placer sa tente, vu le climat.

k38k39

k40

On s’approche du glacier, éloigné de 10 km, mais plus on progresse et plus la distance de visibilité rétrécit.

k41k42

Forcément, une fois rentrés, le brouillard s’est levé.

k43

Sur la route la pluie ne nous épargne pas beaucoup, sans oublier des températures bien faibles. Pour le réveillon du 24, on arrive tout mouillé et frigorifié à La Junta. La perspective de camper est assez rude, alors on craque pour une « cabana » bien chauffée et au lit moelleux. Ce qui nous permettra d’inviter deux jeunes campeurs Allemands à se mettre au chaud pour le repas.

k44

Attention enlevez votre ciré et mettez vos lunettes de soleil!

k45k47k48

Au parc Puyuhuapi, on trouve un autre glacier, qui vaut le coup d’œil!

k49

k50k51

La route est superbe, même si les caprices de la météo ne nous laissent pas forcément profiter pleinement.

k52k53k54

Coyhaique, marque un changement par sa pluviométrie plus faible et sa végétation moins envahissante.

k55k56k57

k59

On a même un grand soleil pour arriver à Villa Cerro Castillo. Ce petit village est aux pieds de massifs dont les sommets rocheux rappellent un château.

k60k61

On nous a dit que la rando de 5 h au départ du village n’était pas trop difficile, je ne veux pas voir les autres. Il faut dire que 5 h ça doit être en courant, mais avec un bon 1000 m de dénivelé ça calme. En tout cas on ne regrette pas les efforts, la vue est à couper le souffle.

k65k66

Au sommet il y a un lac d’un bleu irréel avec une fois encore un glacier qui sort des nuages, cette fois ci.

k68k69k70

Ce diaporama nécessite JavaScript.

k72

En route, il y a toujours de quoi se dévisser le cou.

k73k74

Le lac Gral Carrera possède une couleur qui surprend à plus d’un titre.

k75k76k77

Les caves de marbre, qui se trouvent au bord d’une falaise plongeant dans le lac, paraissent irréelles. Les photos ne rendent pas la moitié de la beauté du lieu.

k78k79k80k81k82k83k84

k85

Un ou deux détails pèchent un peu…

k86

La petite église est plus sympathique, même si on se demande qui est représenté dans la vieille parabole inclinée au premier plan.

k87k88k89k90k91k92

La cuisine est un peu sommaire, mais ça n’arrête pas  la cuisinière.

k93

La dernière étape de notre traversée de la carretera, le parc Patagonia, qui a été créé par les mêmes personnes que le parc Pumalin.

k94k95

k96

On n’a déjà rencontré les guanacos à quelques reprises, mais là on a la chance de pouvoir les voir mener leur petite vie en toute tranquillité.

k97k98k99

On ne s’est pas lassé de contempler ce joli panorama tout au long de notre randonnée du jour.

k101k102

k106k107k108

Elsa n’est pas restée indifférente aux surprises de dame nature.

k109

Tous les arbustes sont recouverts de mousses aux couleurs et aspects surréalistes.

k110k111

La neige sur les sommets tout proches est là pour rappeler qu’on est bien loin des tropiques.

k112

Pour continuer notre descente vers le sud, il nous faut quitter le Chili et traverser la cordillère encore une dernière fois. C’est une route mythique, synonyme de bout du monde, que nous laissons derrière nous.

Baptiste.

De la région des lacs à l’île de Chiloe (du 6 au 18 décembre)

Plus d’un mois de retard dans nos récits… nous nous en excusons, mais des problèmes de chargeur nous ont pas mal freiné pour travailler sur l’ordinateur, jusqu’à ce qu’il ne charge plus du tout. On a trouvé une solution, donc on reprend!

On reprend au moment où nous avons commencé à arpenter la zone des lacs, à environ 700 km au sud de Santiago.

Après la pluie vient le beau temps! Heureusement le dicton dit souvent vrai et après l’épisode de pluie, nous partons en remerciant chaleureusement l’employée du camping « Salto de la Princesa »pour sa sympathie.

Comme vous avez déjà pu le voir les volcans sont très présents au Chili et nous traversons un nouveau parc où ils ont laissé des traces, parfois récentes!

j2

Durant toute la journée nous suivons une piste du parc naturel Conguillio, qui serpente entre lacs et lave pétrifiée.

j4j5

j10

Nous avons la chance de se balader au milieu d’arbres plus que centenaires, comme les pins du Chili. De vieux troncs effondrés au bord des chemins, et bien conservés par les conditions climatiques, nous permettent d’admirer le travail du temps sur le bois.

j11

L’eau conserve aussi très bien le bois. Le lac ci-dessous s’est formé il y a plus de 300 ans, suite à une coulée de lave et les souches qui restent immergées une bonne partie de l’année sont toujours là!

j13

j15

Difficile de donner un âge à ce petit arbre. En tout cas il paraît bien vaillant au milieu de cet environnement.

j16

j17

L’eau a réussi a reprendre le dessus et remodeler le paysage entre les multiples éruptions volcaniques.

Après une nuit dans un camping à la sortie du parc, nous reprenons la route en direction de Pucon, une petite ville située au pied du volcan Villarrica.

Rien de grave au final, mais Francine a voulu sympathiser d’un peu trop près avec un pick-up ce jour là, résultat un accident sans conséquences heureusement.

j25

Nous arrivons à Pucon en fin de journée. La vue sur le Volcan est magnifique. Celui-ci est en activité, on peu voir un petit nuage de fumée qui s’échappe du cratère.

j26

La ville est près d’un lac et ressemble à un village suisse.

j30

Nous n’avons pas le courage de monter en haut du volcan, nous préférons manger des croissants au soleil et se promener dans les environs. La pluie s’invite à nouveau. J’en profites pour apprendre à fabriquer des « attrape-rêves » avec Mauricio. Nous passons 4 nuits dans ce camping où la pluie nous retient, mais l’ambiance nous plaît bien.

Nous commençons à penser qu’il va falloir faire avec les caprices du temps, et repartons sous un ciel menaçant. La route n’a rien de particulièrement marquant mais elle est agréable.

j37

Nous faisons halte à Puerto Octay, au nord du lac Llanquihue. Après avoir roulé 20 km sous une pluie battante, qui ne s’arrête pas, nous décidons de chercher une chambre. L’endroit paraît être d’une autre époque. L’ensemble du village a conservé une architecture typique de la région. C’est plutôt kitch mais nous apprécions notre petit logement avec ses fenêtres coulissant à la verticale, son lambris au mur et sa salle de bain recouverte de lino jusqu’au plafond.

j39

Ce diaporama nécessite JavaScript.

j42

La pluie nous accompagne jusqu’à notre prochaine destination : Puerto Montt. C’est une étape importante pour nous sur notre parcours. L’arrivée à Puerto Montt signifie que nous sommes à peu près à la moitié de notre descente au Chili, un pays qui nous paraissait tellement grand.

Malgré la pluie, nous plantons la tente dans le jardin de la Casa Perla, un hostel où la famille reçoit des hôtes des quatre coins du monde depuis plus de 30 ans. L’intérieur est un peu étriqué, mais le poêle qui rayonne, le joli sapin, Perla et les touristes que l’on rencontre nous mettent tout de suite à l’aise.

j51

Le lendemain, nous visitons la ville. La veille, sous un ciel grisatre, cette ville portuaire nous avait plutôt refroidi. Nous découvrons les berges, pas si désagréables que ça et le marché aux poissons et ses spécialités.

j44

j45
Une des spécialités de la région : les moules fumées et séchées.

j46

j47

j48

j49
Il y a toujours un volcan dans un coin.

Nous quittons Puerto Montt pour aller prendre le ferry qui nous conduit à l’île de Chiloe.

j52

j53

Nous arrivons tôt dans l’après-midi, ce qui nous permet de prendre des informations à l’office du tourisme et de commencer à sillonner les petites routes de l’île.

j54

j55

Certain tronçons, bien exposés au soleil, servent de séchoir pour des quantité d’algues dont nous ne connaissons pas le devenir.

j57

j59

L’île prend des airs d’Irlande.

j61

On nous avait conseillé de se rendre à la pointe nord de l’île pour y observer les baleines de passage. Pas de chance, on ne voit personne, mais la vue vaut le détour.

j62

j63

j64

Nous longeons la côté pacifique. Une des plages est réputée par la présence de manchots de magellan tout proche du rivage, sur les rochers en face. Pour s’approcher, des tours en bateau sont proposés. Nous reviendrons demain matin pour les voir.

j65

Nous restons un moment sur cette plage et apercevons effectivement les petits manchots au loin, tout droits, ils s’accrochent au rocher en petite troupes. Deux d’entre eux se sont aventurés vers la plage et se trouvent à quelques mètres de nous. Leur visite est un peu furtive; très à l’aise dans l’eau, ils disparaissent très rapidement.

Notre camping est situé en haut d’une falaise qui offre un point de vue superbe sur une baie et sur l’océan.

j71

j72

j73

Après une nuit un peu étrange (passage impressionnant d’une nuée de scarabées vert fluo) et aussi humide qu’un hammam, sans la chaleur, nous redescendons sur la plage en espérant voir les manchots.

j77

Malgré une livraison toute fraîche, les manchots sont moins nombreux que la veille et nous espérons bien en voir plus bas, en Patagonie. Nous ne prenons donc finalement pas le bateau et restons sur la page pour les observer.

Très vite, il y en a un qui s’approche de nous. Il est très chic avec son costume noir et blanc. Nous repartons satisfaits.

j78j79

Le soleil se lève et révèle toutes les couleurs de l’île.

j92

j89
Merci à Baptiste pour cette photo que je trouve extraordinaire!

Chiloe est en partie renommée pour ses églises classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Elles sont construites sur un modèle d’architecture issue d’un mélange entre la culture jésuite européenne (présente au 17ème et 18ème siècle) et la tradition des peuples locaux. Elles sont recouvertes de fines lattes de bois (l’Alerce d’après nos connaissances) disposées comme les écailles d’un poisson. Elles sont particulièrement résistantes aux tremblements de terre qui touchent régulièrement l’île et au climat océanique.

j91

Certaines sont peintes et celle-ci a exceptionnellement trois clochers.

j93

Contrairement aux autres, elle est ouverte aux visiteurs. L’intérieur est décoré sobrement avec des couleurs pastelles. L’ambiance y est relativement douce.

j96

Nous arrivons pour la nuit à Dalcahue, un village portuaire situé face à une des îles de l’archipel de Chiloe. Le camping est sur les hauteurs et nous offre une vue plutôt sympathique.

j97

Et même un peu d’amusement!

j98

L’ambiance au port est par contre un peu froide.

j99j100

Le village dispose lui aussi de son église. Il y aurait plus de 300 édifices dans tout l’archipel.

j102

j103

Nous prenons le ferry pour l’île de Quinchao où se trouve l’église d’Achao, la plus ancienne de toutes.

j105

j138
Eglise d’Achao.

Sur le marché, un commerçant nous explique que ces algues séchées, que l’on voit en vente un peu partout depuis Puerto Montt, se mélangent avec d’autres ingrédients pour faire une soupe.

Notre visite chilotte se poursuit par la ville de Castro, la plus importante de l’île. Certains quartiers ont conservé leurs maisons colorées sur pilotis, enchevêtrées les unes aux autres.

j107j108

j109

j110

j112
Eglise de Castro.

Petit tour de l’architecture locale:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

j115

Au resto, nous goûtons le Curanto, une spécialité culinaire du coin. Ce plat se cuisine normalement en extérieur lors des festivités. Il est composé de fruits de mer et de différentes viandes qui sont rassemblés dans un trou, creusé à même le sol et recouvert par un feu de bois. Evidemment, même si j’aurais bien voulu y croire, mon plat a été cuisiné de manière plus classique, et le gros morceau de gras sur le dessus me rebute un peu… un petit coup de blanc et je me lance dans la dégustation : moule géantes, lard fumé, poulet, palourdes, saucisses, un drôle de mélange. Baptiste a préféré prendre le plat du jour, plus léger, je repars le ventre bien plein.

j116

Pendant le repas, nous pouvons observer les otaries qui nagent sous le restaurant sur pilotis. Elles viennent se régaler des déchets du marché. Nous sommes comme des enfants, à nous lever toutes les 2 minutes pour prendre des photos.

j117

Les mâles sont vraiment énormes.

j118

j119

j120

La marée est montée depuis ce matin.

j122

Avant de reprendre la route, nous repassons par le port saluer les otaries.

j125

j141

Nous retournons côté pacifique et trouvons un camping très calme près du parc national de l’île. Les oiseaux sont tranquilles ici, nous sommes les seuls campeurs.

 

j127

Après un peu de lessive au milieu des feuilles géantes qui tapissent le camping, une balade digestive nous amène près de la plage, accompagnés par l’odeur des lupins jaunes qui poussent ici en quantité.

j128

j129 j130

j131

Notre séjour à Chiloe se termine par une petite randonnée côtière pendant laquelle nous vivons les quatre saisons.

j132

j133

j135

Elsa.

Retour au Chili (22 novembre au 05 décembre)

Retour au Chili, après 4 petites semaines passées en Argentine. On redescend du col un peu frisquet par une belle route en lacet.

i1

Le chili, bien que faisant dans les 4 000 km de long, n’ai large que d’environ 200 km. Ce qui nous permet de rejoindre Valparaiso, sur la côte, en un rien de temps. Après une petite recherche de dernière minute pour trouver où loger, nous atterrirons à l’Hospedaje de Maria-Teresa. L’adresse nous a été donnée et indiquée par une personnes fort sympathique et il faut croire que beaucoup d’Argentins et de Chiliens le sont tout autant.

L’endroit est bien agréable et en plus ça fait près d’un mois que l’on n’a pas dormi dans lit.

Après une bonne nuit, il nous faut trouver un nouveau pneu arrière pour Francine. Nous allons prospecter à Vina del Mar. En chemin, on a le plaisir d’observer les pélicans imperturbables sur leurs perchoirs.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous chargeons un Pirelli scorpion MT90 sur la brèle, qui nous déleste d’un petit 150 euros. Oui, ici les prix sont plus élevés que chez nous, en raison de taxes plus importantes et peut-être d’une demande inférieure.

Au passage, on se prend une petite glace sur la page. Il faut garder le coupe vent, le maillot de bain n’est pas répandu.

i5

Je ne sais pas si ce sont les vestiges de l’aire Pinochet, mais en tous cas, Canon!

i6

C’est la vue de notre piaule, on avait dit que l’on était pas mal.

i7

Les produits frais de la pêche arrivent même sur les hauteurs de la ville.

i8

Aujourd’hui, nous commençons à visiter la fameuse villes, réputée haute en couleur. Nous découvrons un nouveau type d’équipement communal urbain, à mis chemin entre le banc et le transat. Vous remarquerez, sans difficultés, l’enchevêtrement de fils électriques et téléphoniques tous azimuts. Sachez que c’est comme ça dans toute l’Amérique du Sud, alors songez aux efforts que nous engageons à chaque fois que nous essayons de prendre une photo.

i9

La ville étant accrochée, comme elle peut, aux pentes abruptes, on a des vues impressionnantes sur les maisons colorées.

Attrait touristique locale, les tags sont réputés nombreux et de qualités.

i13

i14

Ça ne rend pas aussi bien en photo, mais je peut vous dire que la rue est vraiment en pente. Si tu cale en moto avec tout le chargement lors d’une manœuvre tendue, la gamelle ne doit pas être loin.

i15

Envie d’évasion?

i16

Vu les dénivelés, on peut observer de vertigineux escaliers, ainsi que bon nombre de funiculaires comme vous le verrez plus tard.

i17

i18

i19i20i21

i22i23

i24

i25

Le centre ville est vraiment agréable, on ne se lasse pas d’arpenter ses coteaux, mais ça fatigue et on est bien-aise de retrouver notre nid d’aigle, avec la petite terrasse verdoyante.

i26

C’est reparti pour une deuxième journée de visite. Décidément, le chili est t-il menacé?

i27i28

Elsa nous joue une petite mélodie…

i29i30i31i32i33

i34i35i36

C’est vivant, avec des Batucadas de ci de là.

i37i38

Le plein de couleurs ayant été fait, nous repartons, toujours plus au sud.

i39

La tente est plantée un peu en-dessous de Pichilemu, dans un camping nommé « The surfarm ». C’est surtout l’occasion de retrouver Goudroun et Roger qui nous y attendent.

i40i41

En plus, ils ne nous ont pas attendu les bras ballants. Ils ont fait chauffer les fourneaux à notre attention. Les assiettes on été vites vidées, le steak d’espadon c’est délicieux!

i42

Dans le coin les moutons y laissent leur peau, au soleil.

i43

Nos amis Germaniques ont investi la cuisine pour de bon. On peut clairement lire la satisfaction du travail accompli sur ce visage.

i46

Après quelques jours paisibles, passés à se reposer et bien manger en compagnie de nos amis, nous effectuons pas loin de 500 km, toujours vers le sud. Un petit camping vide, à Puente Salto de Laja, nous accueille pour deux nuits, ainsi que pour le remplacement du pneu arrière.

i47

La fameuse cascade, ou « salto », de la rivière Laja.

i48

i49

Une « boule » c’est bien, plus c’est, comment dire… , possible?

i50

Quitte à être au « salto » del Laja, pourquoi ne pas aller à la « laguna » del Laja. On remonte vers la cordière, pour rejoindre la parc national du lac de Laja.

i51

Le pays compte une cinquantaine de volcans plus ou moins actifs. Il y a des coulées de lave assez récentes, de quelques dizaines d’années.

i54i55i56

Proie, prédateur…

i58i59i60

Visiblement, Elsa a eu le dessus.

i61

On trouve un petit recoin du parque pour passez la nuit et continuer à observer ce magnifique coin de nature.

i62i63i65

N’oublions pas que nous sommes début décembre, ce qui correspond au début du mois de juin dans hémisphère nord.

i64

Un peu de route et de hasard plus tard nous trouvons un petit havre de paix entre le parc national Tolhuaca et le parc Malalcahuello. Une jolie cascade est observable à 100 m du camping. L’endroit est assez reculé pour espérer avoir une nuit silencieuse.

i70

Les sommets des volcans sont toujours dans un coin du panorama.

i71

Après quelques dizaines de kilomètres de pistes, on arrive au parc Tolhuaca. La cascade qui se trouve à l’entrée est vraiment splendide, surtout que le soleil est bien présent.

i72

La star du parc et de la flore locale c’est le pin du Chili « Araucaria ». Il peut atteindre et dépasser l’age de mille ans, avec une bonne résistance aux incendies. Je ne sais pas si ça suffit en cas de coulée de lave. On peu le voir de loin sur les sommets, avec sa silhouette très reconnaissable et son tronc blanc.

i76

Une bonne petite marche nous emmène à la « laguna verde ». Il n’y a pas beaucoup d’originalité pour les dénomination, c’est soit « verde », « blanca »ou « negra ». Le lieu est magique et peu fréquenté.

i77i78i79

Le calme est ponctué par les sauts des poissons qui chasses les libellules.

i80

i81

Elsa a un don pour repérer les serpents et araignées de bonnes tailles, ça fait deux spécimens de chaque en trois jours. Il serait question d’une mygale rose du Chili, c’est ce que j’ai trouvé sur internet, même si le rose n’est pas flagrant. Mais il faut lui reconnaître une taille qui ne laisse pas indifférent.

i82

Je ne pense pas être déjà allé dans un lieu dont le diamètre moyen des troncs d’arbres est aussi large. On dirait que tous les arbres ont plus de deux cents ans, voir beaucoup plus.

i83

Ce diaporama nécessite JavaScript.

i85i86

On avait des projets aujourd’hui, mais la météo en a décidé autrement. La pluie s’est montrée tout l’après midi avec force. Elle ne s’est arrêtée que pour laisser la place à la grêle. Dans la tente c’est un peu long comme journée, surtout que les températures chutes. Heureusement la nana du camping est venue nous proposer de passer la nuit dans une cabana pour le prix du camping. Inutile de vous dire que l’on s’est laissé tenter.

i87

Une heure et demie plus tard ça n’avait pas complètement fondu.

i88

Il y en a que ça ne dérange pas. C’est curieux petits canards passent leur temps à chasser les insectes et petites bestioles dans l’eau qui passent près de leur rocher. Et pour se dégourdir ils se jettent dans le courant comme un canot de rafting ou alors ils partent en plongée pour un temps qui semble bien long.

Voilà notre refuge, que nous garderons une nuit de plus. La pluie étant encore de la partie le jour suivant, on a demandé à rester, si on nous faisait un petit prix. Heureusement pour nous, ça été accepté et on nous a fourni en bois pour faire un bon feu.

i89

Baptiste

Colores de Argentina (du 10 au 22 novembre)

Notre prochaine destination est le parc naturel Ischigualasto et sa Vallée de la Lune. Nous ne comptons pas faire les 400 km qui nous en séparent en une seule fois. Nous pensons reprendre une nuit, à une centaine de km, pour faire le trajet sur deux jours. Cependant, la route confirme que la région nous plaît bien et ce n’est que 40 km après avoir quitté notre dernier campement que nous replantons la tente.

Notre emplacement est face au petit lac qui jouxte le terrain de camping ; nous avons table, lumière, wifi, eau chaude… le paradis.

4h

Nous sommes arrivés tôt et profitons de l’après-midi pour vaquer à nos dures occupations : hamac, lecture, site internet, coup de téléphone aux copines…
L’endroit est très calme et c’est ce que l’on cherche. Cela donne envie d’y rester, sauf qu’à 22h, un groupe de lycéens débarque; ils viennent fêter la fin de l’année scolaire avec leurs profs, la musique tourne jusqu’à 7h du matin et on a droit à un concert de casseroles avant qu’ils quittent le lieu après le petit-déjeuner. Dommage… on ne restera pas une nuit de plus.
Encore un long trajet… de 30km ! et notre prochaine halte est la petite ville de Capilla del Monte. L’ambiance y est particulière. Une soucoupe volante trône sur la place principale, des petits martiens et des trôles sont présents devant les magasins, il y a de nombreuses propositions de thérapies en tout genre, de massages, de vente de pierres et minéraux, etc.

23h

Nous comprenons que tout ça est lié à la petite montagne qui surplombe la ville. Notre curiosité l’emporte, Baptiste interroge le gérant du camping ; celui-ci lui explique que visiblement une bonne partie de la population locale serait persuadée d’avoir vu un jour des extraterrestres (nous ne savons pas s’il en fait partie) en haut de la montagne. Depuis, toute une activité touristique s’est greffée là-dessus, orientée sur l’énergie que cette montagne diffuserait. Pourquoi pas !

22h

En tout cas, le camping est très calme, nous arrivons à nous accommoder de notre voisin qui fait des « hummmmm…. » pendant de longues minutes tous les soirs et chante avec sa femme et ses enfants pour servir on ne sait quelle croyance.
Les alentours sont très jolis. Il y a de nombreux lacs dans cette région ; nous découvrons celui qui se situe près de Capilla del Monte, avec ses petits cours d’eau qui l’alimentent ou s’en échappent.

11h

Nous dénichons un endroit qui s’appelle « El Paraiso » où l’herbe donne envie d’y faire la sieste en regardant les oiseaux et rapaces qui volent au-dessus de nous, ainsi que les cochons-d’inde sauvages qui nichent dans les hautes herbes. L’endroit est vraiment très chouette et nous y revenons le dimanche pour y pique-niquer.

20h

14h

30

Ce diaporama nécessite JavaScript.

21h

On s’accorde encore un peu de repos et passons 4 nuits à Capilla del Monte. L’avant dernière nuit, notre voisin n’ayant peut-être pas assez bien chanté, un orage éclate et le ciel éclaire l’intérieur de notre tente comme un stroboscope, nous connaissons notre premier déluge depuis que nous faisons du camping, et pas des moindres.

31h

Le lendemain, la rivière est bien gonflée, alors qu’elle était complètement sèche la veille. La pluie reprend en fin de matinée pour notre plus grand plaisir… nous cuisinons à l’abri et le soleil revient assez vite heureusement.

33h32h

Une nuit au sec et c’est reparti. Nous approchons enfin du parc naturel d’Ischigualasto.

36h

37h

38h

39h

Nous ne sommes pas encore à l’intérieur du parc mais le paysage est déjà splendide et nous avons la chance de pouvoir faire connaissance avec un troupeau de Guanacos. Ces animaux ressemblent aux vigognes qui vivent sur les hauts plateaux du Pérou et de Bolivie, mais un peu plus hauts sur pattes et plus poilus que ces dernières.

A l’entrée du parc, il y a une zone de camping, nous nous y installons avant d’aller visiter le musée du site. Il expose des fossiles et reconstitutions de différentes espèces de dinosaures ayant vécu dans cette région. L’un d’entre eux, le Cinodonte, mi-mammifère, mi-reptile, n’aurait laissé sa trace nulle part ailleurs dans le monde.

43h

42h
Maman Cinodonte et ses petits…

40h

41h

A la tombée de la nuit, nous avons droit à la visite d’une tarentule. Super ! en plus elle s’approche de la tente et grimpe sur l’ordinateur… on a du mal à la chasser, un voisin vient nous aider et la pousse loin avec une pelle. Ouf !

Ensuite ce sont les renards qui font leur apparition, bien plus sympathiques, et puis la lune qui est exceptionnellement proche de la terre ces derniers temps m’a-t-on dit.

Hormis l’araignée, dont je me serais bien passée (Baptiste lui s’amuse à la prendre en photo), l’ambiance qui règne dans le désert me plaît beaucoup. Même si ce ne sont pas les plus grands et les plus arides du monde, c’est la 3ème fois que nous dormons dans un désert (Tatacoa en Colombie, Atacama au Chili et Ischigualasto aujourd’hui).

Le lendemain, nous partons avec un guide et d’autres véhicules dans le parc. Le tour dure toute la matinée.

50h

48h51h

Comme dans la Vallée de la Lune du désert d’Atacama, les roches sont modelées par le temps et prennent différentes teintes (violet, gris, jaune, rose…). On voit clairement le mille-feuille de couches de minéraux qui, comme nous l’explique le guide, témoignent des différents climats, évènements et présence de vie à cet endroit de la terre.

47h

Ici, l’eau a creusé des canyons.

52h

Là, les sédiments qui se trouvaient jadis au fond d’un lac, se sont accumulés et fossilisés sous forme de sphères quasi parfaites.

57h

58h

Les roches ressemblent parfois à des sculptures.

59h

60h

62h

61h63h

49h

64h

53h

56h

Sur le chemin du retour, un des plus grands rongeurs de la planète, dont j’ai oublié le nom…

69h

70h

65h
Ravis d’avoir fait ce détour, nous repartons vers le sud, dans la direction de Mendoza. Nous prenons des routes secondaires qui sillonnent entre les montagnes, puis traversent de grandes plaines. Nous passons deux nuits sur la route.

74h

73h

75h

78h

79h

Le deuxième jour, nous retrouvons la cordillère et ses hauts sommets enneigés que l’on aperçoit au loin.
Le soir, près de San Juan, nous avons la chance de pouvoir prendre notre repas à la terrasse du camping, en regardant le coucher de soleil sur le lac.

A Mendoza, nous flânons dans le centre ville. La ville n’a rien d’exceptionnel mais très agréable, il y a de nombreux parcs et les rues sont très ombragées.

88h

92h

93h

Nous mangeons une pizza en écoutant un groupe de musique tango qui joue en live dans un petit kiosque au milieu de la rue. Un couple s’est lancé sur la piste, malgré un âge avancé comparé à sa cavalière, monsieur mène la danse avec beaucoup d’énergie.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Au camping, nous faisons connaissance avec un couple d’argentins qui ont l’habitude de prendre des vacances avec leur fourgon aménagé. Ils vivent près de Buenos Aires et nous donnent leur adresse en vue de notre passage par la capitale. Ils nous informent aussi que le temps n’est pas très clément pour les prochains jours. Effectivement, une fois sur la route, il ne tarde pas à pleuvoir. Ce n’est qu’une averse et, par chance, nous avons le temps de nous abriter dans une station essence. Dès que la pluie cesse, on file.

95h

96h
Le paysage est toujours aussi coloré et minéral, notre premier séjour en Argentine nous aura pas mal marqué de ce côté-là.

Nous arrivons dans un petit village proche de la frontière chilienne, Uspallata (Uspachata avec l’accent argentin). A Uspallata, comme dans les autres villes, certaines voitures ne sont plus toutes jeunes. Parfois bien entretenues, parfois non…

En fin d’après-midi, nous faisons la rencontre de Marine, une française qui vit en Nouvelle-Calédonie. Pendant que nous discutons devant la supérette, la terre se met à bouger de droite à gauche sous nos pieds… on se regarde un peu étonnés et on réalise que c’est un tremblement de terre ! Heureusement, après une secousse un peu plus forte qui fait tomber quelques bouteilles des étalages, ça se calme très rapidement. Nous apprenons aux infos que l’épicentre était à San Juan et qu’il n’y aurait pas eu de conséquences graves.

106h

En parlant de bouteille, Marine nous explique enfin pourquoi, au bord des routes, il y a par endroits des tas de bouteilles en plastiques remplies d’eau, disposées autour d’une croix : ce serait un rituel local en l’honneur d’une sainte morte de soif dans le désert. Merci Marine!

97h

Nous prenons un verre ensemble et passons une bonne partie de la soirée à discuter.
La pluie se remet à tomber et ça dure jusqu’au lendemain midi…

100h

101h
Le temps se découvre dans l’après-midi et les montagnes ont revêtu leur manteau blanc.

Nous espérons un mieux le jour suivant pour passer la frontière qui se trouve à plus de 3000 m d’altitude. Décidément, Uspallata est propice aux rencontres, nous improvisons un repas en commun avec Aloïs. D’origine espagnole, il vit depuis longtemps à Grenoble et parle très bien français. Le froid nous pousse à retourner dans les tentes. Il est possible qu’on essaie de se revoir en France.

102h

Le lendemain le soleil brille et nous pouvons apprécier le paysage ; nous faisons un arrêt pour voir ce qui est appelé le Pont de l’Inca, ancien hôtel thermal où le souffre présent dans l’eau se dépose chaque jours un peu plus.

103h

104h

Nous arrivons à la frontière à l’heure du repas, liquidons au maximum nos produits frais (fruits et fromage) en évitant l’indigestion, et après une heure seulement nous sommes au Chili.

107H.jpg

Elsa.

Entre déserts et forêts verdoyantes (27 octobre au 09 novembre)

L’argentine est un pays de taille et haut en couleurs! L’altitude continue à s’abaisser et l’altiplano Bolivien avec ses 4 000 m de moyenne n’est plus qu’un souvenir. Et ce n’est pas fait pour déplaire à Francine, dont les chevaux vapeurs ont réapparu au fur et à mesure de notre redescente.

Bon, entre le Chili et l’Argentine on a tout de même eu droit à un dernier col à plus de 4 000 m, avec un petit vent bien glacé suivi d’un peu de brouillard. En fin de journée, ça vous motive à garder le rythme!

Au lendemain, les paysages se révèlent assez spectaculaires avec toutes ses montagnes colorées. On part pour la « Quebrada » Humahuaca (dénomination désignant une montagne ou un canyon d’exception, si j’ai bien compris). Cette fameuse Quebrada est enregistrée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les faits, on aura pris un chemin sur 30 km pour apprendre qu’elle n’était pas là. La température et le soleil s’abaissant il faut battre en retraite. Sur les grandes cartes routières elle longerait la route principale. Bref, elle restera pour nous la Quebrada mystérieuse.

1g

3g
Partie, supposée, de la Québrada de Humahuaca.

Le soir, le vent glacé nous frigorifie alors que le programme qui nous attend est le montage de la tente et la préparation de la popote dehors. Les bras m’en tombent, enfin disons qu’il sont raides le long de mon corps avec les mains dans les poches, pour les réchauffer. Mais Gudrun et Roger qui ont affrontés le froid terrible du sud Lipez en Bolivie, il y a peu, nous motivent. Aller, on va pas se laisser arrêter par un peu de mauvais temps! On passe une bonne soirée avec eux dans un recoin du camping abrité du vent.

4g

La malédiction du pneu à plat frappe Gudrun, alors que nous venions de nous arrêter pour une petite pause repas le long de la route. C’est l’occasion de réaliser quelques petits exercices physiques pour se mettre en appétit.

5g

6g8g

La route 9, avant Salta, nous fait passer par une route de 4 m de large qui serpente au milieu d’une forêt luxuriante d’un vert frais de début de printemps. Nous étanchons notre soif de verdure, après toutes ces semaines de désert, en roulant à base vitesse la visière ouverte pour humer et mirer toute cette explosion de vie rassurante et enivrante.

10g

A Salta, on débarque au camping municipal. Il est immense et on fini par trouver un coin pas trop désagréable avec de l’herbe. Ce sera l’occasion de se reposer un peu et de partir visiter le petit centre ville.

16g

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous sommes à côté d’une piscine aussi vaste que vide. Je n’en ai jamais vu de si grande. La température de 30° et plus rend la chose encore plus déconcertante.

18g

19g20g

Petite soirée entre voisins du camping!

21g

De Salta, nous partons rejoindre Cafayate, alors que la température à perdu au moins 15° par rapport à la veille, franchement fraîche la journée! Les paysages sont comme indiqué sur la carte, impressionnants. Nous passons au milieu d’une série de montagnes aux formes et couleurs surnaturelles.

22g

Il y a des failles creuser par l’érosions que l’on dirait sorties d’un décor de film.

23g

24g

25g

26g

27g28g29g30g31g32g

A Cafayate, c’est encore la joie de monter la tente dans le froid. Comme on est devenu courageux, pour enfoncer le clou, nous faisons aussi notre popote et notre repas dehors. Il faut faire front à la difficulté en la narguant!

Heureusement pour nous, le jour suivant a tout oublié des températures de la veille et un soleil chaud et radieux nous réveille tranquillement.

33g

Par ces chaudes journées le meilleur outil est certainement le hamac. Le plus important est de ne pas oublier de rajouter un petit oreiller.

34g

Gundrun et Roger nous rejoignent un jour plus tard, ce sera l’occasion de goûter aux empanadas locales et aussi au vin du cru, qui est tout à fait respectable. Cette région de l’Argentine est connue pour sa production vinicole.

36g
Domaine viticole

On reprend la route du sud, pour rallier Cordoba. Premier stop sur la route, les ruines de Quilmes. Ce serait les vestiges d’une civilisation venant du Chili, pour furie l’avancée des Inca au 11em siècles. Ils auraient résister aux conquistadors pendant 130 ans.

37g

38g39g

Le petit lac de la route 307 en direction du sud-est nous offrira un sympathique arrêt. Bon, il faut composer avec la musique qui fonctionne toute la nuit. Nous allons rapidement nous rendre compte que les Argentins sont aussi sympathiques que bruillants. On peut parler d’addiction au bruit.

40g42g

La suite de la route 307 n’est que forêt, arbres majestueux, parfums de fleurs et chants d’oiseaux.

43g44g

46g

Une fois arrivé dans la plaine, une chaleur étouffante nous tombe dessus dans un décor similaire à La Bosse. Sur la route il n’y a que des gros tracteurs avec trois remorques remplies à ras bord de cannes à sucres. Bon, il nous faut un échappatoire et ce sera la jolie route 308  et sa piste qui virevolte au milieu des montagnes.

47g

Une petite nuit dans un camping gratuit à El Portezuelo et on reprend un peu de hauteur pour croiser un Condor ou un très gros rapace en tout cas.

Il est à noter que dans beaucoup de communes en Argentine on trouve un espace aménager avec des tables et des barbecues, en général proche d’une rivière. Dans certain cas, il y a même de la place pour jeter la tente gratuitement. Les Argentins ont un goût surdéveloppé pour les Barbecues et les repas dans ces espaces de plein air.

49g

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On regarde avec plaisir les petites fleurs avant de faire face à la suite de la journée. Une fois redescendu de cette chaîne de montagne, la chaleur de plomb nous sonne jusqu’à midi. Ça ne durera pas longtemps, car de gros nuages avec un vent à décorner les bœufs nous rattrape malgré notre tentative de fuite. On se cramponne à la moto comme on peut et aussi, on serre les fesses, car il nous aura fallu attendre plus de 120 km pour revoir une station essence, alors que l’on en avait presque plus. Une fois à la station, on nous informe que la pluie tombe en direction de Cordoba. Après une heure à espérer que la météo change, on repart et nous devons affronter la pluie et la grêle 20 minutes après.  Pour couronner le tout le camping sur le quel on misait, au nord de Cordoba, est fermé. Le wifi de la station essence nous avais permis d’apprendre l’existence d’un « bon » camping à l’ouest de Cordoba. Aller, on rajoute 80 km aux 380 déjà parcourus!

L’arrivée se fait à la tombée de la nuit tout mouillés que nous sommes. Le camping en question se trouvera être très onéreux, remplis de chiens errants et plutôt bruyant. En négociant, le prix par nuit sera de 15 euros au lieu de 20, nos recherches pour un autres camping serons infructueuses. Il faut savoir que les autres campings nous ont coûté entre 0 et 6 euros et que les standards en matière de prestation sont assez éloignés de ceux d’Europe de l’ouest.

La petite ville huppée de Villa Carlos Paz, où se trouve notre camping à 30 km de Cordoba est assez agréable. Le lac qui la borde est l’occasion de se dégourdir les jambes en même temps que les riverains, en fin d’après midi. C’est parfait pour observer les très nombreux oiseaux qui ont toujours la manie de s’envoler au moment où l’on va déclencher l’appareil photo.

51g

52g53g

Cordoba possède un centre ville à la fois riche en bâtiments historiques du 16/17ème siècle et en espaces arborés.

54g

En Argentine, on mange de la viande. Il y a plus de bovins que de bipieds dans le pays et ça se voit dans votre assiette. La viande est bon marché et bonne tout court.

55g

56g57g

Baptiste

Petite virée au Chili : Désert d’Atacama (23 au 27 octobre)

Encore une frontière de passée, la quatrième depuis notre départ, sans compter l’entrée en Colombie. L’accueil est plus sympathique et le personnel un peu plus regardant ; à la douane, il nous est demandé de montrer le contenu de nos valises, c’est la première fois. Rien à déclarer ! Nous pouvons reprendre notre chemin.

63f

Nous souhaitons nous rendre au désert d’Atacama, mais une pause d’une nuit sera nécessaire avant la ville de San Pedro de Atacama. La route continue de nous surprendre aujourd’hui.

64f

65f

Nous traversons des étendues de sel. Le paysage se transforme devant nos yeux. Ce qui nous paraît au loin n’être qu’une simple marre, se trouve en fait être une superbe lagune, aux variations de couleurs extraordinaires et un repère pour de nombreux flamants roses.

66f

68f

69f

Cerise sur le gâteau, trois vigognes traversent doucement sur le sel cristallisé.

70f

Malheureusement il est déjà un peu tard, nous ne pouvons pas nous attarder, mais la lumière du soleil rasant sur l’eau nous laissera une image inoubliable.

71f72f

Plus loin, la magie retombe un peu, il y a des travaux… la route n’est plus qu’une piste défoncée pendant une cinquantaine de km!

Le coût de la vie étant plus élevé au Chili et en Argentine, nous allons devoir dire au revoir aux chambres d’hôtels bon marché des pays précédents. Nous arrivons juste à la tombée de la nuit, bien fatigués mais content d’avoir trouvé ouvert le camping repéré sur internet, surtout que nous sommes entouré de sable et de pierres ; il se trouve dans un petit canyon à l’abri du vent. Parfait.

75f

76f
Mine de Chuquicamata (Calama), plus grande mine de cuivre au monde.

Le lendemain, nous faisons un arrêt ravitaillement pour les jours suivants dans la ville de Calama (connue pour sa mine) et pour cela quoi de mieux qu’un Supermarché, le mieux achalandé que l’on n’est vu depuis très longtemps. Le grand choix de produits nous affole un peu ! Difficile de se décider, toujours en tenant un budget raisonnable. Une fois nos emplettes casées « comme on peut » sur la moto, nous entamons les derniers km avant San Pedro de Atacama.

Nous surplombons la Vallée de Lune, et c’est vrai que l’ambiance est bien différente ici comparé à notre terre telle qu’on la connait. Nous longeons aussi ce qui est appelé la Vallée de la mort.

78f

79f

80f

81f

Nous trouvons à poser notre tente sur une aire de camping au milieu d’un hostel, ce qui nous permet de bénéficier d’une cuisine et d’un espace de vie sympathique.

La ville de San Pedro d’Atacama est agréable, malgré sa vocation en très grande partie touristique.

84f

Il fait très chaud la journée et les nuits sont fraîches. Du coup, nous ne sortons de la ville que le matin et en fin de journée pour visiter les alentours.

La vallée de la lune, à quelques km de la ville, offre la possibilité de faire une excursion dans un environnement insolite. On commence par se balader dans des cavités et couloirs creusés par le temps et les éléments.

94f

95f
Sel cristallisé.

96f

97f

Plus loin, la roche s’est transformée en sable.

99f

100f

101f

102f

Le sel est très présent dans ce désert et était exploité par les mineurs, mais il y a déjà quelque temps que les machines ont arrêté de servir.

Je vous présente un des petits habitants des lieux.

106f

En fin de journée le coucher de soleil nous permet d’apprécier complètement les différentes teintes du désert.

91f90f89f92f93f

Nous quittons le désert pour l’Argentine en compagnie de Roger et Gudrun, un couple d’Allemands, voyageant avec deux motos, rencontrés à l’hostel.
Nous avons été informés d’un mouvement de grève en cours au sein des administrations, qui touche le fonctionnement du passage frontière. Visiblement il devrait y avoir quelques heures d’ouverture dans la journée, nous tentons le coup.
Quelques km après la sortie de la ville, nous apercevons la « Laguna Verde », une des attractions phare de la région du sud Lipez que nous avions préféré éviter.

107f

La route traverse ensuite un parc national et nous ne pouvons nous priver de plusieurs arrêts photos même si nous ne sommes pas en avance !

108f

109f

110f

111f

112f

113f

Le temps passe vite sur la moto avec un paysage comme celui-ci et un soleil aussi radieux.

114f

La frontière est encore fermée quand nous l’approchons. Elle devrait ouvrir dans une heure environ. Nous en profitons pour faire notre pause repas et attendons de voir. Au cas où elle resterait fermée, ou qu’elle ouvrirait trop tard, nous nous préparons à l’idée de faire du camping sauvage.

115f

La suite au prochain épisode…

Elsa.

Plus blanc que blanc (19 au 23 octobre)

Nous quittons difficilement Sucre et notre si sympathique arrière-cour fleurie et prenons la route vers Potosi. Il fait très chaud mais ça ne devrait pas durer, Potosi est à 4000 m d’altitude. C’est d’ailleurs la ville d’importance (plus de 100 000 habitants) la plus haute du monde.
Seulement 150 km séparent les deux villes et nous avons déjà pris cette route pour nous rendre à Sucre, donc pas de surprise.

1f

Nous arrivons tôt dans l’après-midi et prenons un menu du jour avant d’aller visiter la maison de la monnaie. Je suis connue pour ma gourmandise, mais encore une fois ni Baptiste ni moi n’osons toucher à la traditionnelle gélatine colorée, même en version « rainbow cake ». Des amateurs ?

2f

3f

La maison de la monnaie de Potosi retrace en partie la période de gloire de la ville qui, grâce à sa mine d’argent toute proche, fût chargée de frapper les pièces de la couronne d’Espagne. Le bâtiment est composé de multiples salles réparties autours de patios. Le tout sur une surface immense.

4f

Aujourd’hui, l’endroit est un musée où sont exposés quelques peintures de l’époque et certaines machines et procédés permettant de travailler le métal. La fabrication des pièces nécessitait de faire fondre le métal pour en constituer des lingots ; ces derniers passant plusieurs fois dans les laminoirs avant d’être découpés, en respectant scrupuleusement un poids défini pour chaque valeur. La dernière étape, la frappe des pièces, était au départ réalisée manuellement, puis à l’aide de presses fonctionnant à vapeur et ensuite à l’électricité. Pendant longtemps des ânes entraînaient les laminoirs.

Baptiste a réussi à capter quelques images malgré l’interdiction de faire des photos sans badge (coût supplémentaire).

5f
Coffre servant à garder les pièces en sécurité avant l’envoi en bateau pour l’Espagne (seulement quelques fois par an)

De nuit, les bâtiments coloniaux du centre ville sont mis en valeur par l’éclairage des façades.

6f

7f

Nous aurions aimé découvrir un peu plus les charmes de Potosi mais le mal des montagnes (ce serait la 1ère fois) ou la cire à bois utilisée abondamment dans notre hôtel nous cause un mal de tête qui nous fait passer une très mauvaise nuit. Toujours insistant au matin pour ma part, nous décidons de décamper direction d’Uyuni et le désert de sel le plus grand du monde.

8f
Voici la montagne si convoitée, aujourd’hui, quasiment dépourvue d’argent, c’est le cuivre qui en est extrait.

La pause repas est animée par la fanfare d’un collège. Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à ce genre de spectacle en Bolivie et cette fois-ci c’est une prestation de qualité. Les parents sont là pour admirer le travail de leurs enfants.

9f
Le mal de tête nous a quitté et les paysages sont très jolis, la journée est très agréable.

 

15f

16f
Ancienne mine.

Uyuni est perdue au milieu d’une grande plaine s’ouvrant sur le Salar au deuxième plan.

17f

En ville, on pourrait se croire dans un western, avec un peu moins de charme et pas de cow-boys, la poussière vole entre les bâtiments. Nous trouvons un hôtel à prix abordable pour y passer 3 nuits. Le lendemain, nous partons avec excitation vers le salar. Francine a hâte de fouler les pistes de sel du Dakar même si elle sait qu’il faudra passer à la douche après tant de folie.

Nous passons la journée avec Alexandre, un parisien parti du Paraguay avec une petite moto achetée sur place. Nous l’avons rencontré à l’embranchement où plusieurs pistes partent dans diverses directions et où tout le monde se demande laquelle il faut emprunter. Pas de problème le GPS nous aide à garder le cap. Nous faisons un petit arrêt au pied de la statue de sel réalisée pour le Dakar.

21f

22f

Pendant 70 km, en évitant les trous d’eau, nous voyons le paysage défiler à l’identique jusqu’à l’île aux cactus « Incahuasi ».

25f

28f

26f

On se croirait sur une autre planète. Nous pic-niquons à l’ombre des rochers en compagnie d’un chinchilla sauvage d’une taille plus imposante que les races domestiques que l’on connaît en France.

L’endroit est superbe pour une séance photo unique en son genre.

117f

Nous essayons de faire preuve d’imagination, la réalisation n’est pas si aisée et le soleil tape fort, mais nous nous amusons bien. De nombreux essais sont nécessaires…

Au final on n’est pas mécontent du résultat.

32f

35f34f37f

38f
Chouette journée !

Alexandre prend le bus pour la Paz le soir-même, la moto dans la soute… nous lui souhaitons un bon voyage vers la Colombie, notre point de départ, où il espère être au mois de décembre.

La journée suivante est consacrée à l’entretien de Francine pour Baptiste et à la préparation de la suite du voyage pour moi entre deux skype avec la famille.

En fin d’après-midi, nous allons au cimetière de trains qui se trouve à la sortie de la ville. Une gare est encore en fonctionnement à Uyuni mais ceux-là ne servent plus que d’attraction touristique. Le coucher de soleil donne une teinte douce à ce drôle d’environnement ainsi qu’aux photos souvenirs !

42f44f45f46f47f

Nous allons bientôt dire aurevoir à la Bolivie que nous n’aurons traversée rapidement. La région au sud d’Uyuni, le Sud Lipez, est réputée pour ses lagunes mais la traverser demande une certaine entreprise car les pistes y sont difficiles et nous sommes deux sur une moto bien chargée. Après une certaine hésitation, nous faisons l’impasse pour ne pas nous mettre en difficulté. Par chance, la route principale menant à la frontière chilienne est vraiment jolie et nous ne regrettons pas notre choix.

50f

51f

52f

53f

54f

56f

Nous restons en altitude et roulons au pied des volcans, pour certains en activité !

59f

60f

61f

Nous arrivons à la frontière à l’heure de réouverture, après la pause repas, parfait. Notre pause repas à nous aura été frugale, avec une portion de « salchipapas » (frites/lamelles de saucisses) et rapide car dans ce petit village, où il est impossible de trouver de l’ombre, le soleil nous assomme un peu.

49f

Visiblement la sieste de l’agent d’immigration chargé d’autoriser notre sortie de Bolivie ne lui a pas suffit, il nous engueule comme du poisson pourri parce que nous sommes entrés sans avoir frappé dit-il. Il est pourtant écrit « Pase, abierto » sur la porte, ce qui pour nous signifie « Entrez, ouvert », en plus nous avons frappé. En même temps, travailler dans un pré-fabriqué en plein désert ne doit pas mettre de très bonne humeur…  Bref, il tamponne notre passeport et passons du côté Chilien.

Elsa

Le printemps est arrivé! (06 au 18 octobre)

On reste au lac Titicaca, mais on change de pays. La partie Est est en Bolivie. Le passage de la frontière se fait sans trop de difficulté une fois encore. J’ai même été bluffé par le flegme et le détachement du douanier Bolivien. Il n’a même pas été regarder la moto, sans parler de contrôler les numéros de la moto et de ma carte grise…

1e

Côté Bolivien nous ne feront que 10 km pour arriver à Copacabana. Homonyme de la célèbre station balnéaire Brésilienne, la petite bourgade à également les pieds dans l’eau, mais froide pour le coup. Il ne faut pas oublier que l’on est toujours à 3 800 m et des poussières. Elsa ne vas pas se séparer de la doudoune aujourd’hui, malgré un soleil radieux.

2e

Celui-ci bouge un peu plus que tout les compagnons, à plumes synthétiques, d’Elsa. Le bec bleu électrique ne laisse pas indifférent.

3e

L’endroit, bien que fortement tourné vers le tourisme, n’est pas désagréable pour se poser une paire de jours.

4e5e

On a profité d’un peu de courage ou d’insouciance pour monter au calvaire qui surplombe la ville. Situé sur un promontoire naturel, bien pentu, il faut du souffle pour grimper les marches escarpées.

6e7e

L’église a du cachet avec sa peinture blanche.

8e

Elle a aussi des clients. Tous les chauffards conducteurs soucieux et croyants font bénir leur voiture. Cela doit éviter aux autos toutes collisions et aux propriétaires de passer le permis…

9e

Pour les vendeurs de cacahuètes et maïs soufflés il est assez difficile de se démarquer.

10e11e

Site touristique phare du lac, l’Isla del sol, est à quelques kilomètres de là, mais à 2h 30 de bateau. La vitesse n’est pas le maître mot des lieux. La priorité est plutôt à la vente de tickets. L’une des quelques particularités de la Bolivie est de soumettre ses visiteurs à la vente de plusieurs tickets d’entrées pour la même visite. Pour cette île d’une poignée de kilomètre de long, il faut acheter à trois reprises le billets donnant le droit de continuer sa traversée. Il y en un pour le début, un pour le milieu et évidement un pour la fin. Le prix n’est pas extrêmement élevé, mais le procédé et la manière sont aussi originales que désagréables.

12e

Le soleil est encore une fois de la partie et il faut vraiment faire attention a ses brûlures. L’île n’est pas vraiment pourvue d’arbres. C’est l’occasion de faire beaucoup de photos dans les tons bleus.

13e14e

En plus des innombrables terrasses de cultures qui sculptent les lieux, les incas y ont aussi construit quelques temples et bâtiments.

15e

Le chef des lieux surveille…la vente des tickets…

Je plaisante, mais en plus de vous faire payer à chaque tronçon un « ticket », ils y a des contrôleurs postés de partout qui vous demandes de montrer votre preuve de paiement pas moins de deux fois par « partie » de l’île.

16e

Les montagnes de la cordière Réal et leurs sommets enneigés ressortent d’une manière irréelle en arrière plan.

18e19e

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La route qui mène à La Paz n’est pas trop longue mais elle comporte un petit tour de manège. Les bacs qui permettent de franchir l’un des bras du lac sont assez archaïques et il faut un peu d’attention pour ne pas se prendre une bonne gamelle entre les quelques planches de l’embarcation. Il faut voir comme ces cagettes améliorées se déforment dans les remous, mais ou final elles font le job. Assez surprenant, de voir au second plan, un gros bus qui les empreinte aussi.

21e

22e

Encore du bleu…

23e

Mais, c’est fini, place à la grisaille de la ville de La Paz. D’une altitude allant de 3 600 à 4 050 on n’y transpire pas de trop. Internationalement classée comme la capitale la plus haute du monde, il n’en est rien. La capitale de la Bolivie est Sucre, plus au sud et plus basse d’altitude. Une partie de l’administration siège à La Paz, mais ça s’arrête là. On peut se demander pourquoi cette erreur est si largement rependue.

24e

La ville n’est pas un lieu des plus attrayant. On y fait escale surtout car elle était sur notre route.

L’une des « attractions » touristique est le marché aux sorcières. On y trouve des bébés lamas séchés et des boîtes de poudre de perlimpinpin pour un peu près tout les maux…

27e28e29e

A quelques dizaines de kilomètres et un col à 4 650 m plus loin il y a la « ruta de la muerte », ou route de la mort. C’est une route escarpée qui est aujourd’hui désaffectée. Une bonne partie des touristes louent un vélo dans un tour organisé pour faire la descente de la route. Il y a un ticket à payer à l’entré de la route, dont la longueur est d’une trentaine de kilomètres. La route n’est pas plus impressionnante que le trampoline de la mort de Colombie.

30e31e32e

En fait il y a un deuxième ticket à acheté au bout de 10 km. On a vu la partie la plus « sensationnelle », aller on fait demi tour.

33e

Le départ de La Paz n’est pas aisé. Il faut quitter le centre ville en bas de la cuvette, en slalomant dans le trafic compact. Une fois sur le plateau, nous avons le plaisir d’être bloqués à de multiples reprises par des manifestations, qui sont aussi courantes que les fêtes depuis le début de notre itinéraire.

Embouteillage de minibus, ça va être encore mieux dans quelques années, quand ils auront les moyens de posséder chacun leur propre voiture…

34e

Il vous est possible d’acheter un petit morceaux pour faire le ragoût du soir, directement en tendant le bras par la fenêtre de la voiture, pendant les ralentissements.

35e

Une demi douzaine de kilomètres par les faubourgs nous permettra de contourner la foule massée sur la route sud de la ville.

36e

Au milieu de la Bolivie se trouvait le lac Poopo. Son nom a surement été imaginé en même temps que celui du lac Titicaca. Deuxième plus grand lac du pays, il a disparu entre 2014 et 2015. Peu profond, il n’a pas supporté le changement climatique et le détournement de ces affluant à des fins agricoles. Du, coup, les environs sont plus sec…

37e

A Challapata, on découvre un joli petit jardin municipal avec des arbres en fleurs, avec de jolies feuilles vert tendres. Ici, dans l’hémisphère sud, c’est le printemps qui commence. Elsa ne laisse pas les gamines du coin indifférentes.

38e39e

La route entre Challapata et Potosi est vraiment belle et variée.

40e41e42e43e44e

Pour signaler les zones dangereuses de la route, les cantonniers ont installé des tas de pierres, peintes en jaunes, ressemblant à des épis de maïs. C’est surement une forme avant-gardiste de l’écologie.

45e46e47e

Aux abords de tous les villages microscopiques on trouve un terrain de basket/foot. Ils ont l’air aussi inutilisés qu’incongrus dans le paysage. Une subvention à ce sujet avait du être votée il y a quelques années, au niveau national.

48e49e50e

Nous trouverons notre repos à Sucre, la capitale du pays. Cette petite ville, toute blanche, se trouve à 2 800 m d’altitude. Il y fait ni chaud, ni froid et l’ambiance est détendue. Le logement est au consulat français, dans une petite arrière cours charmante et pourvue d’une cuisine où nous préparerons nos repas avec amour pendant une semaine. Oui, pour une fois, on reste une semaine sans prendre la moto. On n’avait pas prévu de rester autant, mais le lieu est idéal pour faire un break. Pour nous occuper un peu, intelligemment, on s’inscrit pour une dizaine d’heures de cours d’Espagnol, histoire d’être un peu plus familier avec la langue de notre voyage.

51e52e

53e54e55e

56e