Du poil, des plumes et des nageoires (du 15 au 30 janvier)

Maintenant, l’itinéraire est assez simple, il faut monter jusqu’à Buenos Aires. Il y a bien 3 000 km pour y aller et la côte Est nous apparaît bien monotone. Alors pourquoi passerions-nous par là? Ce n’est pas par plaisir d’affronter ce vent de Patagonie à rendre complètement chèvre. Non, il y a encore beaucoup de monde à voir après les manchots Royaux. La faune est réputée particulièrement riche de ce côté du pays.

Bon, comme vous pouvez le voir la route ne vas pas toujours être très excitante…

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Mais, le vent est là pour nous distraire, qu’on le veuille ou non d’ailleurs. Des panneaux vous l’indique, au cas ou vous auriez eu un doute. Ils se ressemblent, mais des petits écarts dans la forme de l’arbre représenté indique une réalisation plus artisanale qu’industrielle. Autre fait étrange, ils représentent un arbre, qui fait penser à un palmier. Alors qu’il n’y a pas d’arbres et si l’un d’entre eux voulait pousser, je doute fort que ce puisse être un palmier. De manière générale, les panneaux restent assez approximatifs. Par exemple, pour alerter les conducteurs sur la présence possible de guanacos sur la route, ils ont placés des panneaux avec un cerf dessus. La silhouette est vaguement ressemblante, mais en tout cas le guanaco n’a rien qui lui pousse sur la tête.

Encore une fois, le panorama n’est pas des plus variés, au point d’avoir du mal à différencier les photos…

Le vent n’a pas la moindre pitié pour nous et nous fait renoncer à quitter l’asphalte et donc à voir un parc naturel nécessitant un détour. Alors on continue une poignée de kilomètres pour arriver à « Commandante Luis Piedrabuena », une petite bourgade où passe un important cours d’eau. Le vent se calme un peu dans ce petit coin qui ressemble à un havre de paix.

Le camping n’est pas désagréable, pourquoi ne pas y passer une journée de relâche. On essaye d’en profiter un peu, mais le vent se lève à une vitesse fulgurante en milieu de matinée. Ce petit eldorado de verdure n’est en fait pas plus épargné par les turbulences que le reste de la Patagonie d’Argentine. Au final, la tente 0 / le vent 1… et le moral -1…

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On nous dit qu’il y a moins de vent plus au nord et qu’il y fait plus chaud, ça tombe bien c’est notre route. Alors on tape à peine une petite paire d’heures pour arriver à Puerto San Julian, histoire de voir si on peu se reposer un peu. Une copie du bateau de Magellan est là pour égailler la halte du touriste de passage. Le camping, bien que peu onéreux, est assez calme au bord de la côte.

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C’est l’occasion, pour nous qui ne travaillons pas en ce moment, de regarder comment, dans cette lointaine contrée, d’autre font face à cette épreuve du quotidien.

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On a toujours envie de se reposer un peu en restant quelques jours au même endroit. Ce qui nous pousse toujours en avant, c’est la tentation d’arriver là où le vent se calme et laisse place à un peu de chaleur. On nous avait déjà dit qu’ici le vent était plus calme. Bon, c’est possible, mais pas révolutionnaire. Et ici, les gens disent que le vent s’arrête à Puerto Madryn, soit vers la péninsule de Valdes, à mis trajet vers Buenos Aires.

Changement de sujet avec un détour de quelques dizaines de kilomètres de pistes pour arriver au parc national « Bosques Petrificados », une forêt pétrifiée vieille de 150 millions d’années. C’est la preuve que la Patagonie n’a pas toujours été un désert balayé par les vents. Par contre, c’est l’érosion du vent qui, entre autre, à dégagé ces troncs des sols où ils étaient enfouis.

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Avant d’arriver au site des fossiles d’arbres, on est marqué par le décor créé par l’érosion.

Il y a tout de même du vivant, comme cette « sorte de guêpe » d’une taille forçant le respect. L’une des gardiennes du parc nous informe que ses piqûres sont particulièrement douloureuses, avis aux amateurs…

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L’une des choses qui nous marque une fois arrivés au contacte de ces arbres, c’est leur apparence qui est très souvent identique à du bois fraîchement coupé. La différence est le son de tuile jetée au sol qui en provient si on trébuche sur les des innombrables fragments qui jonche cette colline.

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Cette ancienne forêt est composée d’araucarias ancestrales, un aïeul des Alerces Andino rencontré au Chili. Leur taille imposante peut atteindre 3 mètres de diamètre. Les mouvements du sol les ont souvent fracturés en morceaux de taille curieusement régulière.

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Nous restons encore médusés par les reliefs et ce qu’ils laissent imaginer de l’histoire de la planète.

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Elsa remarque un autre habitant des lieux, qui se fait très discret.

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Le petit parc national, qui est gratuit il faut le dire, comporte un joli petit musée. Ce sont les gardiens qui l’on installé et documenté avec goût.

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Une pomme de pin fossilisée et tranchée en deux.
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Pointes de flèches, témoignage de la présence humaine sur le site par le passé. On remarque, de leur part, un choix original et varié de couleurs.

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Le lieu étant assez loin de tout et peu connu, le tourisme n’a pas altéré le calme et un certain immobilisme, comme en témoigne les alentours du seul « microscopique camping » des environs.

Le spectacle du couché de soleil est l’un des plus féeriques que j’ai eu la chance d’observer.

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Plus au nord, quelques derricks me rappellent les pays de la mer Caspienne.

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On nous a parlé de la présence de lions de mer à Caleta Olivia, mais il n’y a que lui.

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On a noté une adresse de camping, il faut tourner à gauche et c’est à quelques centaines de mètres. On continue notre route, sans aller voir….

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Rada Tilly est une escale assez agréable avec son côté balnéaire.

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Ce bâtiment est comment dire…

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On peut noté une bonne amplitude la marée.

On a notre petit coin cuisine à l’abri du vent. Oui, le vent est toujours là, partout où on va.

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Petit arrêt à « Camarones », crevettes en espagnol. La tenue du motard est adaptée à toutes les situations.

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En prévision d’une visite d’une colonie de manchots de Magellan, on s’arrête dans un très petit camping. L’endroit est particulièrement isolé et les animaux sont ici chez eux.

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Voilà une autre espèce de tatous, plus gros que les précédents, ils vivent la nuit.

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Nous arrivons à la réserve de Cabo Dos Bahias. Environ 40 ou 50 milles individus s’y regroupent pour la reproduction. Les petits sont presque aussi grands que les adultes, mais conservent encore du duvet. Les manchots de Magellan mesurent environ 60/70 cm de haut. Ils vivent toute leur vie avec le même partenaire.

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Ce qui est vraiment agréable, c’est encore une fois le calme des lieux, où l’ont peut observer les animaux loin de la foule.

Pour continuer en dehors des sentiers battus on suit la côte, que certains ont suivi de trop près.

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En marchant le long de la plage on trouve un drôle de vacancier. Enfin! voilà les lions de mer, qui sont accompagnés d’éléphants de mer. Ils sont très nombreux et impressionnants par leur taille. Les lions de mer mâles, de la famille des otaries, ont un poids de 350 kg, quand aux éléphants de mer mâles, de la famille des phoques, pèsent de 2 à 3,5 tonnes. Pour les deux espèces la femelle est 3 à 4 fois plus petite.

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L’éléphant de mer se tient de manière très fière sur ses nageoires, alors que l’éléphant de mer est lui avachi de tout son long et économise le moindre geste.

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Il y a ceux qui sont accompagnés et ceux qui rêvent de l’être.

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En marchant le long de la plage on éveille un intérêt non dissimulé chez les femelles otaries. Alors que sur terre ferme les lions de mer sont plutôt méfiants.

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Du repos et rien que du repos!

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Les lions et les éléphants de mer on l’air de bien s’entendre. Pour nous c’est incroyable de pouvoir observer cette faune que nous avons seulement vu dans les reportages télévisés et nous y sommes aussi seuls que dans notre canapé.

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D’une taille plus contenue, il n’est pas assez bien camouflé pour l’œil d’Elsa.

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Il y a aussi de curieux oiseaux affublés d’une houppette sur la tête. Avec de toutes petites pattes, ils détalent à toute vitesse d’une manière assez risible.

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Quand il n’y en plus, il y en a encore. A Punta Tombo vie une colonie de manchots de Magellan aussi importante que celle que l’on a déjà vue. Par contre, le tourisme est très important, ce qui ne semble pas déranger les résidents qui n’hésitent pas à passer près de vous.

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On aimerait bien savoir pourquoi ils se mettent en ligne.

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Il fait chaud pour eux, ils font la sieste à l’hombre où partent se baigner sur la plage. Bref, il font leur petite vie sous nos yeux.

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Pour continuer sur notre lancée, on ajoute quelques dizaines de kilomètres pour arriver à une plage réputée pour la présence de gros éléphants de mer. On tombe seulement sur un petit phoque seul et d’une activité toujours aussi débordante.

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Au loin il y a un lion de mer, seul aussi.

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Non, ils sont deux et se battent!

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On se rapproche pour comprendre. Il n’y en a plus qu’un, maintenant!

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En fait, ils sont bien deux et luttent activement contre la disparition de leur espèce.

Heureusement, notre plus grand reporter est là fondu dans le paysage.

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Après, chacun fait comme si il ne connaissait pas l’autre.

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C’e n’est pas le tout, mais nous on continue vers le nord et dans le vent s’il vous plait!

Après un peu de repos, bien mérité, à Playa Union et une révision pour Francine, on va voir ce qu’il y a au bout de l’avancée de terre, qui se trouve en dessous de la fameuse péninsule de Valdes. Par ailleurs, on décidé de ne pas aller à la réserve naturelle de Valdes, car il y a pas mal de piste à faire et de frais d’entrée. C’est un point privilégié pour y observer les baleines, mais elles ne sont pas présentes à cette saison.

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Une fois de plus, c’est très beau et d’un calme sans égal.

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Nous avons parfois pensé que certains phoques étaient mal en point pour se retrouver écrouler dans les rochers, mais non, ils sont en pleine forme. Ils peuvent dormir n’importe où.

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Le mâle toujours colossal, nous regarde du coin de l’œil et renverse sa tête en avant, dans un grand ronflement, pour montrer que notre présence ne lui fait ni chaud ni froid.

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Un peu d’exercice!

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Je vous déconseille fortement d’aller bronzer comme lui, le ventre à même les rochers couverts de coquillages.

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Les monumentales falaises sont composées de sédiments regorgeant de fossiles, comme cette huître.

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De retour à playa union, on trouve nettement plus de monde.

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Au camping, on voit ceux qui ne veulent pas perdre de temps à gonfler leur matelas ou prendre le risque d’une crevaison.

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Du vent, du vent et un joli petit stop à Balneario El Condor. Étrange dénomination, car le condor se trouve dans les Andes. A un kilomètre du village une grande falaise calcaire permet la nidification d’une myriade de perroquets. Ils creusent la paroie et se tiennent sur les rebords, comme sur des balcons.

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Si tu vas à la plage prends ton maillot de bain et ta caisse!

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Pascal, un Suisse francophone, parcoure le monde en vélo depuis fin 2012. Comme Chris (en side-car, rencontré au Pérou), on aurait pu se croiser à quelques semaines près, en Asie centrale en 2013. Sauf que moi, je suis rentré en France entre temps. C’est la troisième fois que l’on se voit depuis Rada Tilly. Il faut dire que c’est le seul à faire du vélo dans ce coin désolé et venté. A environ 78 000 km compteur, il pense arriver à 100 000 après une petite traversée de l’Afrique, en somme, la dernière ligne droite pour le retour en Suisse. On discute de tous ces pays parcourus. Il a accumulé un bon nombre d’anecdotes. Bonne route et à la prochaine!

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Nous ne faisons pas de photo de notre nuit de camping Bahia Blanca. Si on sort l’appareil photo, il s’envole dans un tourbillon de poussière.

Heureusement, le jour suivant on arrive enfin dans un coin bien sympathique tout de même, nommé Azul. Les gens n’avaient pas menti, en montant vers le nord le vent se calme. Bon, on est plus qu’à 300 km de Buenos Aires, sur les 3 000 depuis le sud.

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Le soir, on est surpris par la musique et l’animation, alors on va voir ce qu’il se passe. Surprise, il y a le carnaval!

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La foule est dense et la musique assourdissante. Les chars divers et variés, fabriqués par les habitants, défilent. Les musiciens sont nombreux, comme ce groupe aux couleurs vives, avec une grosse croix chrétienne et un fier Jésus moustachu.

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Mais, on dirait que la fanfare de Jésus est accompagnée de danseurs… On est pas très loin du Brésil et de Rio.

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Après cette folle nuit en compagnie de Jésus et de ses claudettes on repart pour Buenos Aires! Un acheteur nous attend pour rencontrer Francine. C’est un peu notre dernière grande chevauchée avec elle, alors c’est Elsa qui prend les rênes! Je plaisante, elle n’a pas le permis, même si elle sait un peu conduire.

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La route entre Azul et Buenos Aires est bondée de camions qui ne respectent aucune règle. La température est devenue insoutenable une fois arrivé en ville. Après tout ce froid, c’est la canicule. On arrive à l’hostel où nous a donné rdv Nick. C’est un New Zélandais de 36 ans, féru de moto, qui est intéressé par Francine pour parcourir le continent, dans le sens inverse de notre venue.

Comme il est bien sympa, on part avec lui et Sarah, une américaine qui est également de passage dans l’hostal. The place to be ce soir c’est le concert de la Bomba, un collectif de percussionnistes.

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Baptiste

Le bout du monde n’est pas loin (11 au 15 janvier)

Retour au Chili! Nous nous rapprochons du bout du monde, mais nous ne savons pas jusqu’où nous irons. Ushuaïa est, pour tous les touristes que l’on rencontre, l’étape ultime. Pour nous, ce qui nous attire vers la terre de feu, c’est surtout le Manchot Royal (King Penguin). Nous comptons au moins aller jusqu’à lui!

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Nous entrons dans la région de l’antarctique chilien par la ville de Puerto Natales, fondée il y a seulement une petite centaine d’années, en 1911. Avant l’arrivée des colons au milieu du 16ème siècle, ce territoire était celui des amérindiens Alakalufs et Tehuelches. Si eux pouvaient se promener vêtus seulement d’une jupe et d’une toque de fourrure, nous il nous faut encore une fois tous nos vêtements sur le dos pour supporter le climat et les nuits de camping.

Puerto Natales est située sur les bords d’un fjord. La vue sur les montagnes enneigées depuis le port est superbe.

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Nous passons deux nuits à Puerto Natales, avant de repartir dans la direction de Punta Arenas, à 250 km d’ici.

Le vent est toujours de la partie mais nous l’avons dans le dos pendant une bonne partie du trajet! Nous traversons de grandes plaines où la végétation a du mal à pousser et où l’on croise surtout des moutons.

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Seule la pause déjeuner s’avère compliquée si on veut rester les pieds sur terre. Heureusement, les abris bus sont plutôt bien conçus pour s’abriter du vent.

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Nous passons une nuit à Punta Arenas, dans une auberge cette fois, car les camping sont peu nombreux et complets. La ville est la plus grande de la région, elle est située dans le détroit de Magellan, aux portes de l’île « Tierra del fuego », où se trouve Ushuaïa.

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Nous faisons la connaissance d’un couple de français avec qui nous passons une très bonne soirée. Ils sont en vacances pour trois semaines et doivent partir le lendemain pour Ushuaïa.

Nous apprécions la cuisine de l’auberge, la chaleur du lieu, et surtout le lit!!!

Pour nous c’est décidé, raz le bol du vent et du froid, nous irons en Terre de feu, mais seulement pour aller rendre visite à une colonie de Manchots Royaux, puis nous repartirons vers le nord.

Un ferry nous fait traverser tôt le matin jusqu’à la ville de Porvenir, où nous sommes accueillis par des dauphins noirs et blancs, trop rapides pour les prendre en photos.

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Nous mettons les roues en Terre de feu!

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Nous faisons une centaine de km de piste le long de la mer pour aller voir où sont installés les Manchots Royaux. On espère qu’ils seront au RDV.

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Les voilà! Cette colonie niche chaque année sur la terre ferme, pendant plusieurs mois, afin de se reproduire et de faire naître leurs petits. Vous pouvez les voir sur la photo en train de couver leurs œufs, entre leurs pattes, leur ventre par-dessus. Pendant qu’on les observe, la plupart restent immobiles ou ne bouge que la tête d’un côté ou de l’autre, vers un autre congénère. Ceux qui ne couvent pas sont plus libres, mais semblent économiser leurs mouvements. L’un d’eux prend son courage à deux nageoires, s’échappe du groupe et rejoint une autre partie de la colonie sur la plage.

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Certains n’ont pas terminé leur mue et ont les plumes ébouriffées. Les autres ont un plumage impeccable, avec des couleurs très marquées, qui leur donne vraiment de l’allure.

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Le Manchot Royal est la deuxième plus grande espèce de manchots après le Manchot Empereur. Il peut mesurer jusqu’à 95 cm.

Nous apprécions au mieux cette rencontre exceptionnelle, malgré le vent…, d’autant plus que cette colonie est la seule observable sur le continent, toutes les autres se trouvant sur des îles d’antarctique.

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Au revoir les Manchots, au revoir Chili, nous faisons demi-tour et devrions repasser la frontière pour l’Argentine le lendemain, non sans émotions car c’est encore une étape importante de notre route que nous laissons derrière nous.

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Nous apercevons quelques prairies où l’herbe prend des couleurs surprenantes.

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Pour notre dernière soirée au Chili, nous avons la chance de pouvoir occuper la cuisine du restaurant, tout proche de l’hôtel dans lequel on nous a permis de planter la tente, pour préparer notre repas à l’abri du vent. C’est l’occasion de discuter avec la chef, qui est originaire de l’île de Chiloe, où nous sommes passé il y a plus d’un mois.

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L’Argentine est de l’autre côté du détroit de Magellan. Nous le traversons là où il est le plus étroit.

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Elsa.

Le vent argentin nous pousse (pas toujours) vers le sud (2 au 11 janvier)

En fin de matinée, nous arrivons complètement trempés au premier passage frontière. Les deux postes sont perdus au milieu d’une large vallée. Les agents n’ont pas l’air stressés et l’accueil, surtout du côté argentin, est très cool. Nous voici pour la deuxième fois en Argentine. La vallée s’élargie pour laisser place à un paysage plus sec. D’ailleurs, nous allons vite comprendre pourquoi. On nous avait prévenu : de l’autre côté des Andes, pas de pluie mais du vent ! Effectivement, on est vite dans l’ambiance. L’avantage c’est que le soleil brille et nous séchons en moins de deux.

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La route est surprenante ! Tellement différentes des jours précédents. Des lagunes accueillent de nombreux oiseaux et nous faisons connaissance avec les nandus (petites autruches qui se carapatent quand on approche) et autres animaux sauvages. La journée prend des airs de safari.

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Il faut quand même avancer, le prochain village n’étant qu’à plusieurs centaines de km. Depuis le matin, nous roulons sur une piste, avec des portions de taule ondulée pas toujours facile à dompter. Comme toujours, les paysages nous motivent bien.

Ce n’est qu’en début d’après-midi que nous retrouvons de l’asphalte, sur la fameuse Route 40, réputée pour ses vents violents. En effet, ce n’est pas rare que cette route soit balayée par des rafales à plus de 100 km/h. Le vent descend des Andes jusque dans les plaines argentines, en prenant toujours plus de force et comme les plaines sont sans fin, rien ne freine sa course folle.

Nous faisons une pause dans un relais routier où nous faisons la rencontre de David et Cath, un couple de Belges qui sont partis il y a quatre mois pour un tour du monde en side-car. Nous échangeons un long moment et eux, venant de l’autre sens, nous expliquent que le vent, ce n’est pas fini !

Après une pause pour aider deux italiens en panne avec leur moto, nous arrivons enfin dans une petite ville pour poser la tente, il est 21h30, quelle journée ! La gérante du camping est sympa et m’accompagne en voiture faire quelques courses pour le repas du soir pendant que Baptiste plante la tente.

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Le lendemain, nos amis italiens, Alberto et Pierre, nous rejoignent au camping pour faire un peu de mécanique. Ils comptent beaucoup sur Baptiste, qui visiblement sait comment régler le problème. Effectivement, deux heures plus tard ils le remercient plus d’une fois pour son aide. Ils peuvent enfin repartir après plusieurs jours de galères… (trop long à raconter mais ils n’ont vraiment pas eu de chance avec leurs motos et nous leur souhaitons d’être tranquilles pour la suite du voyage).
C’est reparti pour nous aussi. Une piste nous mène sur un plateau, bien moins haut que ceux que l’on a connu au Pérou ou en Bolivie, mais un plateau quand même. Le « safari » continue, on aperçoit un groupe de nandus, un adulte avec de nombreux bébés, et aussi des tatous, que Baptiste essaie d’éloigner de la route.

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Cette route nous conduit vers un parc national renommé pour ses montagnes et sa nature. Après une halte dans un camping et une lutte contre le vent et le froid, nous arrivons à El Chalten, un village, ce jour là protégé du vent, au pied de montagnes aussi intimidantes que majestueuses.

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Après avoir planté la tente, nous profitons de cette journée exceptionnellement belle pour commencer à découvrir le parc et grimpons suffisamment haut pour avoir une vue dégagée sur le massif montagneux.

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Nous retrouvons par hasard, au camping, Britta et Jörg, un couple d’allemands voyageant à vélo, que nous avions la première fois rencontré en même temps que Gudrun et Roger, dans le désert d’Atacama ! Nous sommes heureux de revenir ensemble sur les quelques semaines qui se sont écoulées depuis.

La nuit a été froide et un peu « animée » par les nombreux vacanciers venus s’installer jusque tard dans la soirée. Pour preuve, au matin nous retrouvons le petit terrain de camping complètement bondé.

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Nous partons tôt pour la randonnée « Laguna de los tres » qui devrait nous prendre la journée.

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Le parc national El Chaltén est vaste et balisé par de nombreux sentiers et zones de camping, le tout entièrement gratuit.

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Les chemins sont bien indiqués et entretenus ; même si l’air est un peu frais, la balade est très agréable. Nous profitons pleinement de la nature.

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L’eau du parc est limpide et il est possible de la boire directement.

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Arriver au meilleur point de vue de la randonnée demande un certain effort… avec plus d’un km de dénivelé à pic sur le dernier tronçon! Le retour sera plus facile.

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Là-haut, nous ne nous attardons pas longtemps, la pluie et le vent commencent à s’inviter.

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Nous sommes toujours étonnés par la taille des arbres!

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On nous avait dit que le parc d’El Chaltén était incontournable, effectivement il l’est et en plus nous avons eu de la chance avec le temps. Nous repartons affronter le vent sur les routes pour rejoindre un autre site qui s’annonce exceptionnel lui aussi…!!!

Il nous faut une demi-journée pour relier El Chaltén à El Calafate, cette dernière étant une ville touristique toute proche du glacier Perito Moreno. Elle est située au bord d’un lac d’un bleu étonnant! Les cours d’eau ou lacs qui naissent d’un glacier ont toujours une couleur inouïe.

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Nous nous installons dans un camping au coeur de la ville. Cela fait longtemps que nous n’avons pas rencontré un endroit qui se prête autant au repos, avec très peu de vent et le soleil au rdv!

Après une bonne nuit, nous partons découvrir le glacier qui se trouve à une heure de route environ. En approchant, la vue sur cette mer de glace nous laisse bouche bée.

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Puis nous voilà face à un mur d’une hauteur de 70 m sur une largeur maximale de 5km. Des passerelles sont aménagées afin que les visiteurs puissent être aux premières loges.

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Des failles laissent apparaître un bleu intense.

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La balade est bercée par les craquements de la glace, que nous comparons à des grondements de tonnerre ou des coup de fusil.

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Plusieurs fois au cours de la promenade, nous nous laissons surprendre par des chutes de glace et admirons le spectacle.

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A un moment, un glaçon gigantesque se détache de la partie immergée et remonte à la surface comme un sous-marin. Ensuite, le bloc de glace s’éloigne grâce à la force qu’il a pris en montant à la surface.

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La balade se termine avec une jolie lumière sur le glacier.

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Nous profitons de cette pause printanière à El Calafate pour nous reposer un peu. Britta et Jörg nous rejoignent. Eux ont fait la route en vélo depuis El Chalten, et nous savons que ça n’a pas du être une partie de rigolade, chapeau!!

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Il y a comme un air de Drôme provençale!

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Nous sommes heureux d’avancer dans notre voyage et de voir toutes ces merveilles de la nature, mais depuis notre retour en Argentine, nous reprenons toujours la route avec une petite boule au ventre, sans savoir si le vent va être de notre côté ou pas…

Et bien ce jour là, « señor viento » se déchaîne et a décidé de ne pas nous laisser avancer. Il n’y a pas beaucoup d’habitants au km² dans cette zone, même les haciendas (fermes) se font rares. En début d’après-midi, le vent, face à nous, nous bloque à 50 km/h max et nous chasse parfois dangereusement vers le bas-côté, bref mieux vaut s’arrêter! Heureusement, nous tombons sur une hacienda où un ouvrier nous propose de nous prêter une cabane de saisonniers. Nous le remercions infiniment et chacun se met vite à l’abri des rafales et de la poussière.

L’endroit est dans son jus et ça fait longtemps que personne n’a dormi là vu la poussière qui s’est accumulée.

Eh oui, nous sommes bien bas sur la carte!

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Les moutons eux se réjouissent de grignoter les pommes que le vent à mis à terre.

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Nous décidons de se lever aux aurores car, paraît-il, le vent serait moins fort le matin. Il ne nous reste qu’une centaines de km avant de quitter les plaines d’Argentine pour repasser au Chili.

Elsa.

La carretera austral (19 décembre au 02 janvier)

On a un peu accumulé le retard sur le blog, mais il vaut mieux tard que jamais. Nous quittons l’île de Chiloe, pour emprunter la fameuse « carretera austral ». C’est une route dont la construction a été entreprise au milieu  des années 70 par le dictateur Pinochet. Son but est de rallier le sud du Chili à travers un terrain très accidenté, composé de fjords. 10 000 soldats y auront travaillé pendant de nombreuses années. Même si les travaux se poursuivent pour l’asphalter et relier différents villages, elle ne permet toujours pas de rejoindre le sud du Chili sans prendre le bateau ou sans passer par l’Argentine.

De Chiloe on arrive jusqu’à Hornopirén après une bonne journée bien remplie, mais sans pluie. Le ciel était pourtant menaçant.

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Je me suis dit qu’il ne valait mieux pas le suivre de trop près celui là.

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Hornopirén met déjà dans l’ambiance de « terre du bout du monde » avec son fjord et ses montagnes à pic où certains sommets sont un peu blancs.

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Fait étrange, les mouettes se posent délibérément les unes après les autres dans le courant de la rivière pour se faire une petite descente à grande vitesse et recommencer.

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La météo montre rapidement son vrai visage. La pluie froide nous bloque toute la journée suivante. Le soir, il fait si froid que les propriétaires du terrain de camping nous invitent dans la soirée à passer un moment chez eux. Le « terrain de camping » c’est beaucoup dire. C’est la parcelle derrière leur maison, où ils reçoivent des campeurs durant janvier et février. Pour le moment on était tout seul.

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Après la pluie vient une courte accalmie, oui le beau temps c’est trop demander. Ce qui nous permet de prendre un ferry à travers un joli fjord et de poursuivre notre route.

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La piste est bien plaisante. Il faut dire qu’ils l’entretiennent régulièrement.

La nature est vraiment imposante avec une végétation débordante, coincée dans un couloir surplombée par des montagnes sombres.

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La star de la forêt c’est l’Alerce, un arbre au tronc rectiligne et imposant avec un branchage éparse et tortueux. Ces arbres peuvent compter plusieurs milliers d’années, surtout dans cette réserve encore inatteignable il y a encore peu de temps.

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Un ciel qui n’aide pas beaucoup pour prendre des photos…

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Le volcan Chaiten, tout proche, s’est réveillé en 2008 et les traces vont se voir un bon moment.

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Nous continuons notre exploration du parc Pumalin avec sa partie sud, où l’on se retrouve en face d’un glacier à environ 600 ou 800 m d’altitude.

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L’éruption du volcan avait provoqué une brusque érosion des montagnes qui a créé cette coulée de terre géante dans le lit du glacier.

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Notre camping est un vrai plaisir. Bien que non alimenté en eau chaude et en électricité, il est beau, sans chiens, organisé avec goût et gratuit! Merci au fondateur privé de ce parc.

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De plus, il y a des abris où il est judicieux de placer sa tente, vu le climat.

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On s’approche du glacier, éloigné de 10 km, mais plus on progresse et plus la distance de visibilité rétrécit.

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Forcément, une fois rentrés, le brouillard s’est levé.

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Sur la route, la pluie ne nous épargne pas beaucoup, sans oublier des températures bien faibles. Pour le réveillon du 24, on arrive tout mouillés et frigorifiés à La Junta. La perspective de camper est assez rude, alors on craque pour une « cabaña » bien chauffée et au lit moelleux. Ce qui nous permettra d’inviter deux jeunes campeurs Allemands à se mettre au chaud pour le repas.

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Attention enlevez votre ciré et mettez vos lunettes de soleil!

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Au parc Puyuhuapi, on trouve un autre glacier, qui vaut le coup d’œil!

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La route est superbe, même si les caprices de la météo ne nous laissent pas forcément profiter pleinement.

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Coyhaique, marque un changement par sa pluviométrie plus faible et sa végétation moins envahissante.

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On a même un grand soleil pour arriver à Villa Cerro Castillo. Ce petit village est aux pieds de massifs dont les sommets rocheux rappellent un château.

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On nous a dit que la rando de 5 h au départ du village n’était pas trop difficile, je ne veux pas voir les autres. Il faut dire que 5 h ça doit être en courant, mais avec un bon 1000 m de dénivelé ça calme. En tout cas on ne regrette pas les efforts, la vue est à couper le souffle.

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Au sommet il y a un lac d’un bleu irréel avec, une fois encore, un glacier qui sort des nuages cette fois ci.

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En route, il y a toujours de quoi se dévisser le cou.

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Le lac Gral Carrera possède une couleur qui surprend à plus d’un titre.

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Les caves de marbre, qui se trouvent au bord d’une falaise plongeant dans le lac, paraissent irréelles. Les photos ne rendent pas la moitié de la beauté du lieu.

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Un ou deux détails pèchent un peu…

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La petite église est plus sympathique, même si on se demande qui est représenté dans la vieille parabole inclinée au premier plan.

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La cuisine est un peu sommaire, mais ça n’arrête pas  la cuisinière.

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La dernière étape de notre traversée de la carretera : le parc Patagonia, qui a été créé par les mêmes personnes que le parc Pumalin.

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On n’a déjà rencontré les guanacos à quelques reprises, mais là on a la chance de pouvoir les voir mener leur petite vie en toute tranquillité.

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On ne s’est pas lassé de contempler ce joli panorama tout au long de notre randonnée du jour.

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Elsa n’est pas restée indifférente aux surprises de dame nature.

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Tous les arbustes sont recouverts de mousses aux couleurs et aspects surréalistes.

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La neige sur les sommets tout proches est là pour rappeler qu’on est bien loin des tropiques.

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Pour continuer notre descente vers le sud, il nous faut quitter le Chili et traverser la cordillère encore une dernière fois. C’est une route mythique, synonyme de bout du monde, que nous laissons derrière nous.

Baptiste.

De la région des lacs à l’île de Chiloe (du 6 au 18 décembre)

Plus d’un mois de retard dans nos récits… nous nous en excusons, mais des problèmes de chargeur nous ont pas mal freiné pour travailler sur l’ordinateur, jusqu’à ce qu’il ne charge plus du tout. On a trouvé une solution, donc on reprend!

On reprend au moment où nous avons commencé à arpenter la zone des lacs, à environ 700 km au sud de Santiago.

Après la pluie vient le beau temps! Heureusement le dicton dit souvent vrai et après l’épisode de pluie, nous partons en remerciant chaleureusement l’employée du camping « Salto de la Princesa »pour sa sympathie.

Comme vous avez déjà pu le voir les volcans sont très présents au Chili et nous traversons un nouveau parc où ils ont laissé des traces, parfois récentes!

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Durant toute la journée nous suivons une piste du parc naturel Conguillio, qui serpente entre lacs et lave pétrifiée.

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Nous avons la chance de se balader au milieu d’arbres plus que centenaires, comme les pins du Chili. De vieux troncs effondrés au bord des chemins, et bien conservés par les conditions climatiques, nous permettent d’admirer le travail du temps sur le bois.

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L’eau conserve aussi très bien le bois. Le lac ci-dessous s’est formé il y a plus de 300 ans, suite à une coulée de lave et les souches qui restent immergées une bonne partie de l’année sont toujours là!

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Difficile de donner un âge à ce petit arbre. En tout cas il paraît bien vaillant au milieu de cet environnement.

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L’eau a réussi a reprendre le dessus et remodeler le paysage entre les multiples éruptions volcaniques.

Après une nuit dans un camping à la sortie du parc, nous reprenons la route en direction de Pucon, une petite ville située au pied du volcan Villarrica.

Rien de grave au final, mais Francine a voulu sympathiser d’un peu trop près avec un pick-up ce jour là, résultat un accident sans conséquences heureusement.

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Nous arrivons à Pucon en fin de journée. La vue sur le Volcan est magnifique. Celui-ci est en activité, on peu voir un petit nuage de fumée qui s’échappe du cratère.

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La ville est près d’un lac et ressemble à un village suisse.

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Nous n’avons pas le courage de monter en haut du volcan, nous préférons manger des croissants au soleil et se promener dans les environs. La pluie s’invite à nouveau. J’en profites pour apprendre à fabriquer des « attrape-rêves » avec Mauricio. Nous passons 4 nuits dans ce camping où la pluie nous retient, mais l’ambiance nous plaît bien.

Nous commençons à penser qu’il va falloir faire avec les caprices du temps, et repartons sous un ciel menaçant. La route n’a rien de particulièrement marquant mais elle est agréable.

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Nous faisons halte à Puerto Octay, au nord du lac Llanquihue. Après avoir roulé 20 km sous une pluie battante, qui ne s’arrête pas, nous décidons de chercher une chambre. L’endroit paraît être d’une autre époque. L’ensemble du village a conservé une architecture typique de la région. C’est plutôt kitch mais nous apprécions notre petit logement avec ses fenêtres coulissant à la verticale, son lambris au mur et sa salle de bain recouverte de lino jusqu’au plafond.

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La pluie nous accompagne jusqu’à notre prochaine destination : Puerto Montt. C’est une étape importante pour nous sur notre parcours. L’arrivée à Puerto Montt signifie que nous sommes à peu près à la moitié de notre descente au Chili, un pays qui nous paraissait tellement grand.

Malgré la pluie, nous plantons la tente dans le jardin de la Casa Perla, un hostel où la famille reçoit des hôtes des quatre coins du monde depuis plus de 30 ans. L’intérieur est un peu étriqué, mais le poêle qui rayonne, le joli sapin, Perla et les touristes que l’on rencontre nous mettent tout de suite à l’aise.

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Le lendemain, nous visitons la ville. La veille, sous un ciel grisatre, cette ville portuaire nous avait plutôt refroidi. Nous découvrons les berges, pas si désagréables que ça et le marché aux poissons et ses spécialités.

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Une des spécialités de la région : les moules fumées et séchées.

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Il y a toujours un volcan dans un coin.

Nous quittons Puerto Montt pour aller prendre le ferry qui nous conduit à l’île de Chiloe.

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Nous arrivons tôt dans l’après-midi, ce qui nous permet de prendre des informations à l’office du tourisme et de commencer à sillonner les petites routes de l’île.

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Certain tronçons, bien exposés au soleil, servent de séchoir pour des quantité d’algues dont nous ne connaissons pas le devenir.

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L’île prend des airs d’Irlande.

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On nous avait conseillé de se rendre à la pointe nord de l’île pour y observer les baleines de passage. Pas de chance, on ne voit personne, mais la vue vaut le détour.

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Nous longeons la côté pacifique. Une des plages est réputée par la présence de manchots de magellan tout proche du rivage, sur les rochers en face. Pour s’approcher, des tours en bateau sont proposés. Nous reviendrons demain matin pour les voir.

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Nous restons un moment sur cette plage et apercevons effectivement les petits manchots au loin, tout droits, ils s’accrochent au rocher en petite troupes. Deux d’entre eux se sont aventurés vers la plage et se trouvent à quelques mètres de nous. Leur visite est un peu furtive; très à l’aise dans l’eau, ils disparaissent très rapidement.

Notre camping est situé en haut d’une falaise qui offre un point de vue superbe sur une baie et sur l’océan.

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Après une nuit un peu étrange (passage impressionnant d’une nuée de scarabées vert fluo) et aussi humide qu’un hammam, sans la chaleur, nous redescendons sur la plage en espérant voir les manchots.

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Malgré une livraison toute fraîche, les manchots sont moins nombreux que la veille et nous espérons bien en voir plus bas, en Patagonie. Nous ne prenons donc finalement pas le bateau et restons sur la page pour les observer.

Très vite, il y en a un qui s’approche de nous. Il est très chic avec son costume noir et blanc. Nous repartons satisfaits.

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Le soleil se lève et révèle toutes les couleurs de l’île.

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Merci à Baptiste pour cette photo que je trouve extraordinaire!

Chiloe est en partie renommée pour ses églises classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Elles sont construites sur un modèle d’architecture issue d’un mélange entre la culture jésuite européenne (présente au 17ème et 18ème siècle) et la tradition des peuples locaux. Elles sont recouvertes de fines lattes de bois (l’Alerce d’après nos connaissances) disposées comme les écailles d’un poisson. Elles sont particulièrement résistantes aux tremblements de terre qui touchent régulièrement l’île et au climat océanique.

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Certaines sont peintes et celle-ci a exceptionnellement trois clochers.

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Contrairement aux autres, elle est ouverte aux visiteurs. L’intérieur est décoré sobrement avec des couleurs pastelles. L’ambiance y est relativement douce.

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Nous arrivons pour la nuit à Dalcahue, un village portuaire situé face à une des îles de l’archipel de Chiloe. Le camping est sur les hauteurs et nous offre une vue plutôt sympathique.

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Et même un peu d’amusement!

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L’ambiance au port est par contre un peu froide.

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Le village dispose lui aussi de son église. Il y aurait plus de 300 édifices dans tout l’archipel.

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Nous prenons le ferry pour l’île de Quinchao où se trouve l’église d’Achao, la plus ancienne de toutes.

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Eglise d’Achao.

Sur le marché, un commerçant nous explique que ces algues séchées, que l’on voit en vente un peu partout depuis Puerto Montt, se mélangent avec d’autres ingrédients pour faire une soupe.

Notre visite chilotte se poursuit par la ville de Castro, la plus importante de l’île. Certains quartiers ont conservé leurs maisons colorées sur pilotis, enchevêtrées les unes aux autres.

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Eglise de Castro.

Petit tour de l’architecture locale:

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Au resto, nous goûtons le Curanto, une spécialité culinaire du coin. Ce plat se cuisine normalement en extérieur lors des festivités. Il est composé de fruits de mer et de différentes viandes qui sont rassemblés dans un trou, creusé à même le sol et recouvert par un feu de bois. Evidemment, même si j’aurais bien voulu y croire, mon plat a été cuisiné de manière plus classique, et le gros morceau de gras sur le dessus me rebute un peu… un petit coup de blanc et je me lance dans la dégustation : moule géantes, lard fumé, poulet, palourdes, saucisses, un drôle de mélange. Baptiste a préféré prendre le plat du jour, plus léger, je repars le ventre bien plein.

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Pendant le repas, nous pouvons observer les otaries qui nagent sous le restaurant sur pilotis. Elles viennent se régaler des déchets du marché. Nous sommes comme des enfants, à nous lever toutes les 2 minutes pour prendre des photos.

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Les mâles sont vraiment énormes.

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La marée est montée depuis ce matin.

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Avant de reprendre la route, nous repassons par le port saluer les otaries.

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Nous retournons côté pacifique et trouvons un camping très calme près du parc national de l’île. Les oiseaux sont tranquilles ici, nous sommes les seuls campeurs.

 

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Après un peu de lessive au milieu des feuilles géantes qui tapissent le camping, une balade digestive nous amène près de la plage, accompagnés par l’odeur des lupins jaunes qui poussent ici en quantité.

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Notre séjour à Chiloe se termine par une petite randonnée côtière pendant laquelle nous vivons les quatre saisons.

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Elsa.

Retour au Chili (22 novembre au 05 décembre)

Retour au Chili, après 4 petites semaines passées en Argentine. On redescend du col un peu frisquet par une belle route en lacet.

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Le chili, bien que faisant dans les 4 000 km de long, n’ai large que d’environ 200 km. Ce qui nous permet de rejoindre Valparaiso, sur la côte, en un rien de temps. Après une petite recherche de dernière minute pour trouver où loger, nous atterrirons à l’Hospedaje de Maria-Teresa. L’adresse nous a été donnée et indiquée par une personnes fort sympathique et il faut croire que beaucoup d’Argentins et de Chiliens le sont tout autant.

L’endroit est bien agréable et en plus ça fait près d’un mois que l’on n’a pas dormi dans lit.

Après une bonne nuit, il nous faut trouver un nouveau pneu arrière pour Francine. Nous allons prospecter à Vina del Mar. En chemin, on a le plaisir d’observer les pélicans imperturbables sur leurs perchoirs.

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Nous chargeons un Pirelli scorpion MT90 sur la brèle, qui nous déleste d’un petit 150 euros. Oui, ici les prix sont plus élevés que chez nous, en raison de taxes plus importantes et peut-être d’une demande inférieure.

Au passage, on se prend une petite glace sur la page. Il faut garder le coupe vent, le maillot de bain n’est pas répandu.

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Je ne sais pas si ce sont les vestiges de l’aire Pinochet, mais en tous cas, Canon!

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C’est la vue de notre piaule, on avait dit que l’on était pas mal.

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Les produits frais de la pêche arrivent même sur les hauteurs de la ville.

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Aujourd’hui, nous commençons à visiter la fameuse villes, réputée haute en couleur. Nous découvrons un nouveau type d’équipement communal urbain, à mis chemin entre le banc et le transat. Vous remarquerez, sans difficultés, l’enchevêtrement de fils électriques et téléphoniques tous azimuts. Sachez que c’est comme ça dans toute l’Amérique du Sud, alors songez aux efforts que nous engageons à chaque fois que nous essayons de prendre une photo.

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La ville étant accrochée, comme elle peut, aux pentes abruptes, on a des vues impressionnantes sur les maisons colorées.

Attrait touristique locale, les tags sont réputés nombreux et de qualités.

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Ça ne rend pas aussi bien en photo, mais je peut vous dire que la rue est vraiment en pente. Si tu cale en moto avec tout le chargement lors d’une manœuvre tendue, la gamelle ne doit pas être loin.

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Envie d’évasion?

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Vu les dénivelés, on peut observer de vertigineux escaliers, ainsi que bon nombre de funiculaires comme vous le verrez plus tard.

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Le centre ville est vraiment agréable, on ne se lasse pas d’arpenter ses coteaux, mais ça fatigue et on est bien-aise de retrouver notre nid d’aigle, avec la petite terrasse verdoyante.

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C’est reparti pour une deuxième journée de visite. Décidément, le chili est t-il menacé?

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Elsa nous joue une petite mélodie…

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C’est vivant, avec des Batucadas de ci de là.

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Le plein de couleurs ayant été fait, nous repartons, toujours plus au sud.

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La tente est plantée un peu en-dessous de Pichilemu, dans un camping nommé « The surfarm ». C’est surtout l’occasion de retrouver Goudroun et Roger qui nous y attendent.

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En plus, ils ne nous ont pas attendu les bras ballants. Ils ont fait chauffer les fourneaux à notre attention. Les assiettes on été vites vidées, le steak d’espadon c’est délicieux!

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Dans le coin les moutons y laissent leur peau, au soleil.

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Nos amis Germaniques ont investi la cuisine pour de bon. On peut clairement lire la satisfaction du travail accompli sur ce visage.

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Après quelques jours paisibles, passés à se reposer et bien manger en compagnie de nos amis, nous effectuons pas loin de 500 km, toujours vers le sud. Un petit camping vide, à Puente Salto de Laja, nous accueille pour deux nuits, ainsi que pour le remplacement du pneu arrière.

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La fameuse cascade, ou « salto », de la rivière Laja.

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Une « boule » c’est bien, plus c’est, comment dire… , possible?

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Quitte à être au « salto » del Laja, pourquoi ne pas aller à la « laguna » del Laja. On remonte vers la cordière, pour rejoindre la parc national du lac de Laja.

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Le pays compte une cinquantaine de volcans plus ou moins actifs. Il y a des coulées de lave assez récentes, de quelques dizaines d’années.

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Proie, prédateur…

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Visiblement, Elsa a eu le dessus.

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On trouve un petit recoin du parque pour passez la nuit et continuer à observer ce magnifique coin de nature.

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N’oublions pas que nous sommes début décembre, ce qui correspond au début du mois de juin dans hémisphère nord.

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Un peu de route et de hasard plus tard nous trouvons un petit havre de paix entre le parc national Tolhuaca et le parc Malalcahuello. Une jolie cascade est observable à 100 m du camping. L’endroit est assez reculé pour espérer avoir une nuit silencieuse.

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Les sommets des volcans sont toujours dans un coin du panorama.

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Après quelques dizaines de kilomètres de pistes, on arrive au parc Tolhuaca. La cascade qui se trouve à l’entrée est vraiment splendide, surtout que le soleil est bien présent.

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La star du parc et de la flore locale c’est le pin du Chili « Araucaria ». Il peut atteindre et dépasser l’age de mille ans, avec une bonne résistance aux incendies. Je ne sais pas si ça suffit en cas de coulée de lave. On peu le voir de loin sur les sommets, avec sa silhouette très reconnaissable et son tronc blanc.

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Une bonne petite marche nous emmène à la « laguna verde ». Il n’y a pas beaucoup d’originalité pour les dénomination, c’est soit « verde », « blanca »ou « negra ». Le lieu est magique et peu fréquenté.

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Le calme est ponctué par les sauts des poissons qui chasses les libellules.

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Elsa a un don pour repérer les serpents et araignées de bonnes tailles, ça fait deux spécimens de chaque en trois jours. Il serait question d’une mygale rose du Chili, c’est ce que j’ai trouvé sur internet, même si le rose n’est pas flagrant. Mais il faut lui reconnaître une taille qui ne laisse pas indifférent.

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Je ne pense pas être déjà allé dans un lieu dont le diamètre moyen des troncs d’arbres est aussi large. On dirait que tous les arbres ont plus de deux cents ans, voir beaucoup plus.

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On avait des projets aujourd’hui, mais la météo en a décidé autrement. La pluie s’est montrée tout l’après midi avec force. Elle ne s’est arrêtée que pour laisser la place à la grêle. Dans la tente c’est un peu long comme journée, surtout que les températures chutes. Heureusement la nana du camping est venue nous proposer de passer la nuit dans une cabana pour le prix du camping. Inutile de vous dire que l’on s’est laissé tenter.

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Une heure et demie plus tard ça n’avait pas complètement fondu.

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Il y en a que ça ne dérange pas. C’est curieux petits canards passent leur temps à chasser les insectes et petites bestioles dans l’eau qui passent près de leur rocher. Et pour se dégourdir ils se jettent dans le courant comme un canot de rafting ou alors ils partent en plongée pour un temps qui semble bien long.

Voilà notre refuge, que nous garderons une nuit de plus. La pluie étant encore de la partie le jour suivant, on a demandé à rester, si on nous faisait un petit prix. Heureusement pour nous, ça été accepté et on nous a fourni en bois pour faire un bon feu.

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Baptiste

Colores de Argentina (10 au 22 novembre)

Notre prochaine destination est le parc naturel Ischigualasto et sa Vallée de la Lune. Nous ne comptons pas faire les 400 km qui nous en séparent en une seule fois. Nous pensons reprendre une nuit, à une centaine de km, pour faire le trajet sur deux jours. Cependant, la route confirme que la région nous plaît bien et ce n’est que 40 km après avoir quitté notre dernier campement que nous replantons la tente.

Notre emplacement est face au petit lac qui jouxte le terrain de camping ; nous avons table, lumière, wifi, eau chaude… le paradis.

4h

Nous sommes arrivés tôt et profitons de l’après-midi pour vaquer à nos dures occupations : hamac, lecture, site internet, coup de téléphone aux copines…
L’endroit est très calme et c’est ce que l’on cherche. Cela donne envie d’y rester, sauf qu’à 22h, un groupe de lycéens débarque; ils viennent fêter la fin de l’année scolaire avec leurs profs, la musique tourne jusqu’à 7h du matin et on a droit à un concert de casseroles avant qu’ils quittent le lieu après le petit-déjeuner. Dommage… on ne restera pas une nuit de plus.
Encore un long trajet… de 30km ! et notre prochaine halte est la petite ville de Capilla del Monte. L’ambiance y est particulière. Une soucoupe volante trône sur la place principale, des petits martiens et des trôles sont présents devant les magasins, il y a de nombreuses propositions de thérapies en tout genre, de massages, de vente de pierres et minéraux, etc.

23h

Nous comprenons que tout ça est lié à la petite montagne qui surplombe la ville. Notre curiosité l’emporte, Baptiste interroge le gérant du camping ; celui-ci lui explique que visiblement une bonne partie de la population locale serait persuadée d’avoir vu un jour des extraterrestres (nous ne savons pas s’il en fait partie) en haut de la montagne. Depuis, toute une activité touristique s’est greffée là-dessus, orientée sur l’énergie que cette montagne diffuserait. Pourquoi pas !

22h

En tout cas, le camping est très calme, nous arrivons à nous accommoder de notre voisin qui fait des « hummmmm…. » pendant de longues minutes tous les soirs et chante avec sa femme et ses enfants pour servir on ne sait quelle croyance.
Les alentours sont très jolis. Il y a de nombreux lacs dans cette région ; nous découvrons celui qui se situe près de Capilla del Monte, avec ses petits cours d’eau qui l’alimentent ou s’en échappent.

11h

Nous dénichons un endroit qui s’appelle « El Paraiso » où l’herbe donne envie d’y faire la sieste en regardant les oiseaux et rapaces qui volent au-dessus de nous, ainsi que les cochons-d’inde sauvages qui nichent dans les hautes herbes. L’endroit est vraiment très chouette et nous y revenons le dimanche pour y pique-niquer.

20h

14h

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21h

On s’accorde encore un peu de repos et passons 4 nuits à Capilla del Monte. L’avant dernière nuit, notre voisin n’ayant peut-être pas assez bien chanté, un orage éclate et le ciel éclaire l’intérieur de notre tente comme un stroboscope, nous connaissons notre premier déluge depuis que nous faisons du camping, et pas des moindres.

31h

Le lendemain, la rivière est bien gonflée, alors qu’elle était complètement sèche la veille. La pluie reprend en fin de matinée pour notre plus grand plaisir… nous cuisinons à l’abri et le soleil revient assez vite heureusement.

33h32h

Une nuit au sec et c’est reparti. Nous approchons enfin du parc naturel d’Ischigualasto.

36h

37h

38h

39h

Nous ne sommes pas encore à l’intérieur du parc mais le paysage est déjà splendide et nous avons la chance de pouvoir faire connaissance avec un troupeau de Guanacos. Ces animaux ressemblent aux vigognes qui vivent sur les hauts plateaux du Pérou et de Bolivie, mais un peu plus hauts sur pattes et plus poilus que ces dernières.

A l’entrée du parc, il y a une zone de camping, nous nous y installons avant d’aller visiter le musée du site. Il expose des fossiles et reconstitutions de différentes espèces de dinosaures ayant vécu dans cette région. L’un d’entre eux, le Cinodonte, mi-mammifère, mi-reptile, n’aurait laissé sa trace nulle part ailleurs dans le monde.

43h

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Maman Cinodonte et ses petits…

40h

41h

A la tombée de la nuit, nous avons droit à la visite d’une tarentule. Super ! en plus elle s’approche de la tente et grimpe sur l’ordinateur… on a du mal à la chasser, un voisin vient nous aider et la pousse loin avec une pelle. Ouf !

Ensuite ce sont les renards qui font leur apparition, bien plus sympathiques, et puis la lune qui est exceptionnellement proche de la terre ces derniers temps m’a-t-on dit.

Hormis l’araignée, dont je me serais bien passée (Baptiste lui s’amuse à la prendre en photo), l’ambiance qui règne dans le désert me plaît beaucoup. Même si ce ne sont pas les plus grands et les plus arides du monde, c’est la 3ème fois que nous dormons dans un désert (Tatacoa en Colombie, Atacama au Chili et Ischigualasto aujourd’hui).

Le lendemain, nous partons avec un guide et d’autres véhicules dans le parc. Le tour dure toute la matinée.

50h

48h51h

Comme dans la Vallée de la Lune du désert d’Atacama, les roches sont modelées par le temps et prennent différentes teintes (violet, gris, jaune, rose…). On voit clairement le mille-feuille de couches de minéraux qui, comme nous l’explique le guide, témoignent des différents climats, évènements et présence de vie à cet endroit de la terre.

47h

Ici, l’eau a creusé des canyons.

52h

Là, les sédiments qui se trouvaient jadis au fond d’un lac, se sont accumulés et fossilisés sous forme de sphères quasi parfaites.

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58h

Les roches ressemblent parfois à des sculptures.

59h

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49h

64h

53h

56h

Sur le chemin du retour, un des plus grands rongeurs de la planète, dont j’ai oublié le nom…

69h

70h

65h
Ravis d’avoir fait ce détour, nous repartons vers le sud, dans la direction de Mendoza. Nous prenons des routes secondaires qui sillonnent entre les montagnes, puis traversent de grandes plaines. Nous passons deux nuits sur la route.

74h

73h

75h

78h

79h

Le deuxième jour, nous retrouvons la cordillère et ses hauts sommets enneigés que l’on aperçoit au loin.
Le soir, près de San Juan, nous avons la chance de pouvoir prendre notre repas à la terrasse du camping, en regardant le coucher de soleil sur le lac.

A Mendoza, nous flânons dans le centre ville. La ville n’a rien d’exceptionnel mais très agréable, il y a de nombreux parcs et les rues sont très ombragées.

88h

92h

93h

Nous mangeons une pizza en écoutant un groupe de musique tango qui joue en live dans un petit kiosque au milieu de la rue. Un couple s’est lancé sur la piste, malgré un âge avancé comparé à sa cavalière, monsieur mène la danse avec beaucoup d’énergie.

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Au camping, nous faisons connaissance avec un couple d’argentins qui ont l’habitude de prendre des vacances avec leur fourgon aménagé. Ils vivent près de Buenos Aires et nous donnent leur adresse en vue de notre passage par la capitale. Ils nous informent aussi que le temps n’est pas très clément pour les prochains jours. Effectivement, une fois sur la route, il ne tarde pas à pleuvoir. Ce n’est qu’une averse et, par chance, nous avons le temps de nous abriter dans une station essence. Dès que la pluie cesse, on file.

95h

96h
Le paysage est toujours aussi coloré et minéral, notre premier séjour en Argentine nous aura pas mal marqué de ce côté-là.

Nous arrivons dans un petit village proche de la frontière chilienne, Uspallata (Uspachata avec l’accent argentin). A Uspallata, comme dans les autres villes, certaines voitures ne sont plus toutes jeunes. Parfois bien entretenues, parfois non…

En fin d’après-midi, nous faisons la rencontre de Marine, une française qui vit en Nouvelle-Calédonie. Pendant que nous discutons devant la supérette, la terre se met à bouger de droite à gauche sous nos pieds… on se regarde un peu étonnés et on réalise que c’est un tremblement de terre ! Heureusement, après une secousse un peu plus forte qui fait tomber quelques bouteilles des étalages, ça se calme très rapidement. Nous apprenons aux infos que l’épicentre était à San Juan et qu’il n’y aurait pas eu de conséquences graves.

106h

En parlant de bouteille, Marine nous explique enfin pourquoi, au bord des routes, il y a par endroits des tas de bouteilles en plastiques remplies d’eau, disposées autour d’une croix : ce serait un rituel local en l’honneur d’une sainte morte de soif dans le désert. Merci Marine!

97h

Nous prenons un verre ensemble et passons une bonne partie de la soirée à discuter.
La pluie se remet à tomber et ça dure jusqu’au lendemain midi…

100h

101h
Le temps se découvre dans l’après-midi et les montagnes ont revêtu leur manteau blanc.

Nous espérons un mieux le jour suivant pour passer la frontière qui se trouve à plus de 3000 m d’altitude. Décidément, Uspallata est propice aux rencontres, nous improvisons un repas en commun avec Aloïs. D’origine espagnole, il vit depuis longtemps à Grenoble et parle très bien français. Le froid nous pousse à retourner dans les tentes. Il est possible qu’on essaie de se revoir en France.

102h

Le lendemain le soleil brille et nous pouvons apprécier le paysage ; nous faisons un arrêt pour voir ce qui est appelé le Pont de l’Inca, ancien hôtel thermal où le souffre présent dans l’eau se dépose chaque jours un peu plus.

103h

104h

Nous arrivons à la frontière à l’heure du repas, liquidons au maximum nos produits frais (fruits et fromage) en évitant l’indigestion, et après une heure seulement nous sommes au Chili.

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Elsa.

Entre déserts et forêts verdoyantes (27 octobre au 09 novembre)

L’argentine est un pays de taille et haut en couleurs! L’altitude continue à s’abaisser et l’altiplano Bolivien avec ses 4 000 m de moyenne n’est plus qu’un souvenir. Et ce n’est pas fait pour déplaire à Francine, dont les chevaux vapeurs ont réapparu au fur et à mesure de notre redescente.

Bon, entre le Chili et l’Argentine on a tout de même eu droit à un dernier col à plus de 4 000 m, avec un petit vent bien glacé suivi d’un peu de brouillard. En fin de journée, ça vous motive à garder le rythme!

Au lendemain, les paysages se révèlent assez spectaculaires avec toutes ses montagnes colorées. On part pour la « Quebrada » Humahuaca (dénomination désignant une montagne ou un canyon d’exception, si j’ai bien compris). Cette fameuse Quebrada est enregistrée au patrimoine mondial de l’Unesco. Dans les faits, on aura pris un chemin sur 30 km pour apprendre qu’elle n’était pas là. La température et le soleil s’abaissant il faut battre en retraite. Sur les grandes cartes routières elle longerait la route principale. Bref, elle restera pour nous la Quebrada mystérieuse.

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Partie, supposée, de la Québrada de Humahuaca.

Le soir, le vent glacé nous frigorifie alors que le programme qui nous attend est le montage de la tente et la préparation de la popote dehors. Les bras m’en tombent, enfin disons qu’il sont raides le long de mon corps avec les mains dans les poches, pour les réchauffer. Mais Gudrun et Roger qui ont affrontés le froid terrible du sud Lipez en Bolivie, il y a peu, nous motivent. Aller, on va pas se laisser arrêter par un peu de mauvais temps! On passe une bonne soirée avec eux dans un recoin du camping abrité du vent.

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La malédiction du pneu à plat frappe Gudrun, alors que nous venions de nous arrêter pour une petite pause repas le long de la route. C’est l’occasion de réaliser quelques petits exercices physiques pour se mettre en appétit.

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La route 9, avant Salta, nous fait passer par une route de 4 m de large qui serpente au milieu d’une forêt luxuriante d’un vert frais de début de printemps. Nous étanchons notre soif de verdure, après toutes ces semaines de désert, en roulant à base vitesse la visière ouverte pour humer et mirer toute cette explosion de vie rassurante et enivrante.

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A Salta, on débarque au camping municipal. Il est immense et on fini par trouver un coin pas trop désagréable avec de l’herbe. Ce sera l’occasion de se reposer un peu et de partir visiter le petit centre ville.

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Nous sommes à côté d’une piscine aussi vaste que vide. Je n’en ai jamais vu de si grande. La température de 30° et plus rend la chose encore plus déconcertante.

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